« Idées: La crise d'autorité de l'Islam | Page d'accueil | Le lobby des armes au pouvoir au Canada »

07 février 2006

Levée de boucliers des provinces face aux coupures sociales des conservateurs

Lundi, à sa sortie de la première réunion de son conseil des ministres, M. Harper a annoncé que son gouvernement mettrait fin, le 31 mars 2007, aux accords de financement conclus par les libéraux avec les provinces afin de constituer un réseau pancanadien de garderies subventionnées.

Les gouvernements de l'Ontario et du Manitoba ont déjà enjoint Ottawa de respecter les accords conclus avec les libéraux.

McGuinty opposé à la méthode Harper

Le premier ministre ontarien Dalton McGuinty a vivement réagi à la décision de Stephen Harper d'annuler les ententes fédérale-provinciales sur les services de garde, n'écartant pas la possibilité de demander à l'opposition de défaire le gouvernement minoritaire conservateur.

S'il se montre déterminé, M. McGuinty affirme toutefois qu'il est trop tôt pour adopter cette stratégie. Il dit vouloir d'abord consulter les autres premiers ministres provinciaux et se dit prêt à discuter de la question avec Stephen Harper.

L'annulation de l'entente dès mars 2007 privera la province de 270 millions de dollars en fonds fédéraux cette année seulement et de 1,9 milliard d'ici cinq ans. Les familles recevront plutôt un chèque annuel de 1200 $ dollars pour chaque enfant de moins de six ans, ce qui, après impôt, équivaut à moins de 100 $ par mois. En Ontario, une place en garderie coûte entre 30 $ et 50 $ par jour

Dirigé par l’ancien chef conservateur : le Québec s’aplatit

Dans le cas du Québec, l'entente devait se solder par un gain de 1,1 milliard au cours des cinq prochaines années. Comme Stephen Harper compte abolir le programme dans un an, le manque à gagner potentiel du Québec s'élève à 806 millions.

Interrogé sur l'impact de la décision fédérale sur l'avenir des relations Québec-Ottawa, M. Charest dit que la réalité impose de travailler avec un nouveau gouvernement qui a ses propres priorités. « Ce qui m'importe d'abord, c'est la bonne foi et la volonté politique de part et d'autre d'arriver à des solutions », dit le premier ministre, qui ajoute que si le gouvernement fédéral respecte le partage des compétences, il se dit prêt à laisser la chance au coureur.

M. Charest a ajouté que, dans ses négociations avec Ottawa, le Québec insisterait sur le fait que les garderies tombent dans un champ de juridiction provinciale et qu'une entente a été signée avec le gouvernement fédéral. Il a refusé d'en dire plus, affirmant ne pas vouloir négocier sur la place publique.

21:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique

Ecrire un commentaire