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13 février 2006
Québec: Une économie solide
Malgré ce que prétendent les leaders fédéralistes
L'ancien ministre des finances démissionnaire (Libéral) du Québec, monsieur Yves Séguin, publie depuis deux semaines dans le journal de Montréal un bilan de l'économie Québécoise. Les données sont non seulement encourageante, mais elles sont à l'opposé du spectre noir et pessimiste que les leaders fédéralistes aiment dépeindre lorsqu'il parle du Québec.
Un déployé vibrant et surtout détonnant de la part d'un ministre fédéraliste et ancienne vedette du aprti Libéral du Québec. Monsieur Séguin chiffre à l'appui montre que le Québec à la cote. Ainsi, les études produites par l'Institut de la statistique du Québec, Statistique Canada, Revenu Québec et le Bureau of Economic Analysis des États-Unis permettent de tracer un portait du Québec beaucoup plus intéressant, et qui démontre même une performance remarquable à plusieurs points de vue. Voici donc en 10 points, le résumé des données présenté par l'ex-ministre Séguin.
1. Recherche et développement: depuis 1981, les dépenses en recherche et développement en pourcentage du PIB ont augmenté en moyenne de 4,7% par année, comparé à 2,7% en Ontario et à 2,2% pour le Canada.
Le Québec est le champion qui enregistre le plus haut niveau de dépenses en pourcentage du PIB, ce qui est plus que les pays du G7, de l'OCDE et de l'Union européenne. Le traitement fiscal de la R&D est plus avantageux au Québec que dans l'ensemble des pays. Ainsi, pour chaque dollar investi, il suffit d'un revenu de 0,72 au Québec, contre 0,83 au Canada et 0,93 aux États-Unis.
2. Coûts d'installation: en considérant la fiscalité, le coût de la main-d'oeuvre et les coûts d'implantation d'une entreprise, comparé à l'ensemble des pays, le Québec est le champion avec un indice de 91 alors qu'il est de 94 au Canada, de 100 aux États-Unis, et de 128 au Japon.
L'impôt sur les sociétés au Québec est l'un des plus bas en Amérique du Nord. Ainsi, le taux global est au Québec de 31%, de 36% en Ontario, et de 46% à New York.
Électricité moins chère
3. Coût de la vie: selon l'étude annuelle de Mercer Human Ressource Consulting portant sur 144 centres d'affaires à l'échelle mondiale, Montréal est la ville ayant le coût de la vie le moins élevé avec un indice de 66 comparé à Toronto avec 72, Paris 95, Londres 119, Tokyo 131. Le coût de l'électricité pour les entreprises au Québec est l'un des moins élevés du monde.
4. Administration publique: le pourcentage des dépenses de programme par rapport au PIB sera de 17,3% en 2006, soit le plus faible en 35 ans.
La dette totale du Québec en pourcentage du PIB devrait atteindre 39,8% en 2010. Elle est présentement de 43,7%. La moyenne de l'Union européenne, à titre d'exemple, est de 60%.
Très bonne cote
5. Services publics: en santé, le Québec consacre 10,5% de son PIB, soit un peu plus que la moyenne canadienne. En éducation, c'est 7,5% du PIB, alors que la moyenne canadienne est de 6,6%. En matière de scolarisation, le nombre total d'inscriptions des étudiants s'élève à 45,5%, soit près de la moyenne canadienne de 58%,
6. Notation du Québec: les agences de notation qui évaluent la solvabilité et le crédit des emprunteurs accordent au Québec actuellement une cote d'environ «A +», et le dernier rapport de la firme Moody's est plutôt positif et permet de croire à une amélioration de la cote du Québec dans un proche avenir.
Pour la première fois depuis plusieurs décennies, les titres financiers du Québec se transigent actuellement en parité avec ceux de l'Ontario sur les marchés financiers, ne subissant plus une diminution de valeur parce que venant du Québec.
7. PIB: En 2006, le PIB du Québec est projeté à 2,6 %, soit à peu près le même que celui de l'Ontario. Comparé aux cinquante pays de référence, le Québec est au 21e rang, avec un PIB de 280 milliards de dollars.
8. Emploi: Le taux d'emploi dépasse actuellement les 60 %, soit l'un des plus élevés de l'histoire du Québec. Le taux de chômage, à 8,3 %, est le plus bas depuis 30 ans. Bien que dans d'autres pays la moyenne du chômage soit inférieure, on peut se consoler en comparant la situation du Québec à celle de l'Allemagne, de la France et de l'Espagne. Par ailleurs, si on considère la hausse annuelle des prix à la consommation, qui est de 2,2 %, le Québec est champion, la majorité des autres pays ayant un taux supérieur variant de 2,3 à 129 % !!!
9. Les investissements : Les projets d'investissements privés et publics dans la construction, les machines et l'équipement atteignent 50 milliards de dollars en 2005, un sommet inégalé au Québec. La croissance annuelle est en moyenne de 6,1 %, soit plus qu'en Ontario, où elle est de 5,1 %. En proportion du PIB, les investissements au Québec représentent 18 % en 2005 comparativement à 16,8 % en Ontario.
10. Activité économique : Les exportations augmentent au rythme annuel de 4 %. Les pièces d'équipement et autres produits manufacturés représentent près de 35 % du total exporté, comparativement à 23 % en 1988. D'ailleurs, depuis cette date, les exportations du Québec sont passées de 45 % du PIB à 53 %. Aujourd'hui, l'indice de diversification industrielle place le Québec en tête au Canada avec 135 points, l'Ontario se situant à 125. Comparé aux autres pays, le Québec est au 37e rang.
Le Québec encore et toujours la vache à lait du Canada
Depuis une décennie, la droite Canadienne s'amuse à dépeindre le Québec comme une province de paresseux maintenu en vie par l'Alberta, l'Ontario et la péréquation. La gauche quand à elle, ne réplique pas et renforce passivement le mythe d'un Québec appauvri et incapable d'autonomie sans la tutelle du Canada. Ces chiffres, sont l'occassion de replacer le Québec dans son contexte réel.
22:01 Publié dans Économie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique


