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02 mars 2006

États-Unis: Le FBI songe à une banque de données d'ADN pour tous les américains

medium_dna.jpgLes mérites de l'expansion de la base de données d'ADN du FBI à tous les Américains furent débattus jeudi dernier à un séminaire organisé par la National Academies.

La base de données actuelle contient les profils de 2.8 millions criminels selon le FBI. Certains états associent leurs bases de données à la base de données du FBI: la Combined DNA Index System ou CODIS.


La base de données fédérale n'inclut pas les noms ou autres informations permettant d'identifier les individus déclare le directeur de la CODIS. Il déclare que le logiciel ne permet pas d'entrer cette information. En date de décembre 2005, la base de données fédérale aurait aidé près de 30 000 enquêtes criminelles.

La base de données aurait été récemment agrandie afin d'inclure l'ADN de gens qui ont été arrêtés ou qui ont été condamnés devant une cour criminelle. Elle contiendrait également les profils d'ADN retrouvés sur des scènes de crime, de gens disparus ou de restes humains. Le mois dernier, le président Bush aurait signé une loi permettant d'inclure l'ADN de gens "arrêtés ou détenus" par les autorités fédérales.

De plus, les partisans du projet croient qu'une base de données universelle aiderait les agences policières fédérales.

Le principe derrière la base de données d'ADN est de protéger contre, prévenir et éliminer les activités criminelles déclare James Hodge, un professeur associé à la Bloomberg School of Public Health. Il déclare que les arguments derrière la création d'une base de données universelle respectent la constitution américaine.

Hodge croit de plus qu'il y aurait des moyens d'utiliser la base de données afin de se concentrer sur les suspects sans avoir à passer au peigne fin des quartiers entiers autour de la scène d'un crime afin de ramasser de l'ADN. Les avantagent incluraient une identification plus facile de gens disparus et pourrait réduire les coûts associés aux enquêtes criminelles.

D'autres arguments non-traditionnels déclare-t-il, serait de réduire la division raciale qui existe actuellement dans la base de données. Le portfolio actuel fait en sorte qu'un noir aurait plus de chances d'être ciblé comme suspect a t-il continué.

Il affirme également que les données génétiques "ne sont pas très différentes des autres données" qui sont ramassées et qu'elles ne devraient pas être considérées comme particulièrement spéciales. Du côté de la protection de la vie privée, il déclare que la protection constitutionnelle de l'ADN est "essentielle". Il croit également que les états devraient êtres forcés à détruire l'échantillon d'ADN utilisé afin de créer le profil.

Tania Simoncelli, une analyste en science et technologie à l'American Civil Liberties Union croit également que les échantillons devraient être détruits. "Les bases de données ne sont pas que des bases de données, elles sont des banques de données" a t-elle déclaré.

Elle s'oppose à une base de données universelle parce qu'elle serait "infaisable, indésirable et inconstitutionnelle".

Le coût requis à la mise en place de l'infrastructure et sa maintenance la rendrait pratiquement impossible déclare t-elle. Même si l'ADN est un outil dans les enquêtes criminelles et qu'il permet d'établir la culpabilité ou l'innocence, Mme Simonelli ne croit pas qu'il requiert une base de données.

Elle aurait également déclaré que la base de données n'aiderait pas nécessairement les enquêtes criminelles étant donné les retards rencontrés dans les laboratoires de police. En 2002, par exemple, pour chaque analyse complétée, deux analyses demeuraient en attente d'un résultat.


Source: govexec.com (Lien)
Source de l'image: policensw.com

06:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

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