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02 mars 2006
Québec: Le clan Charest a organisé la nomination de 1556 personnes reliées au parti en moins de 3 ans
Un flot de nominations partisanes inégalées dans l'histoire du Québec
Le journal de Montréal révélait aujourd'hui, qu'il n'y a pas qu'à la direction de la Société des alcools où le copinage libéral est la norme pour les nominations. Depuis leur arrivée au pouvoir, les libéraux ont placé leurs amis - et surtout les contributeurs à leur caisse électorale - dans les sociétés d'État et les organismes parapublics. Dans neuf organismes scrutés par le Journal, les libéraux ont nommé leurs amis dans 68 pour cent des cas. Depuis sa formation, le cabinet des ministres libéral a procédé à la nomination de 1556 personnes à 1999 postes divers qui se sont ouverts, certains cumulant plusieurs fonctions.
Ces révélations, font suite au remaniement tumultueux du cabinet des ministres orchestré par le premier ministre Jean Charest plus tôt cette semaine.
Le ministre des Finances Michel Audet a eu beau dire la semaine dernière que sa prochaine politique sur la gouvernance des sociétés d'État allait assurer «plus de transparence» notamment «pour les nominations aux conseils d'administration», dans la vraie vie, depuis que son parti est au pouvoir, c'est tout le contraire qui s'est produit.
Que ce soit à la Caisse de dépôt et de placement, à Hydro-Québec, à Loto-Québec, au Palais des congrès de Montréal, à la Société de l'assurance automobile ou à la Commission de protection du territoire agricole, les nominations partisanes ont foisonné au point d'en noyauter le pouvoir ou, dans le cas contraire, de s'assurer du contrôle de la haute direction.
Rouge partout
En clair, Jean Charest a eu la ferme volonté depuis 2003 de prendre le pouvoir partout où cela a été rendu possible. Ce fut le cas dans quatre organismes : la Société des alcools, la Société de l'assurance automobile, Hydro-Québec et Loto-Québec, où les amis du régime forment maintenant la majorité du conseil d'administration.
Là où cela s'est avéré impossible, il a placé ses gens à des postes névralgiques comme à la Caisse de dépôt et de placement (président du CA) ou à la Commission de protection du territoire agricole (présidence).
Pour les nominations significatives, sur les neuf organismes examinés, on peut répertorier dans les conseils d'administration 63 personnes considérées comme des amis du pouvoir en raison de leurs liens évidents avec le PLQ. Ils représentent plus de 68 pour cent des nominations effectuées dans ces conseils d'administration.
Ensemble, ces 63 personnes ont donné 559 111 dollars à la caisse électorale du PLQ sur une période plus ou moins longue.
Pour l'homme d'affaires Jacques Ménard, de BMO Nesbitt Burns, un ancien dirigeant d'Hydro-Québec, un «sérieux ménage» s'impose dans la gouvernance des sociétés d'État. Il questionne le mode de sélection et de nomination de leurs administrateurs qui se fait «par toutes sortes de facteurs autres que leur compétence».
«Dès qu'on mêle les agendas politiques et les agendas administratifs, il y a risque de dérapage», avait-t-il dit dans un discours à la Chambre de commerce de Montréal.
Odeur de Commission Gomery : Des amis méconnus du public, mais donateurs au parti
Les amis que nomme Jean Charest dans les conseils d'administration sont souvent des gens méconnus du public, mais pas du trésorier du Parti libéral du Québec, qui voit, lui, leur valeur en espèces sonnantes.
Le cas de M. Pierre Brunet est patent : ancien gouverneur du Conseil pour l'unité canadienne, il s'était inquiété en avril 2000 du «manque de visibilité» de Jean Charest, le nouveau chef du PLQ depuis 1998. En 21 ans, de 1984 à 2004, il a contribué pour plus de 46 960 dollars à la caisse du parti. Le 27 avril 2005, le conseil des ministres l'a nommé président du conseil d'administration de la Caisse de dépôt, ce qui lui vaut un salaire de 125 000 $. À la même date M. Claude Garcia, le président de Standard Life, qui a contribué pour quelque 12 895 $ depuis 1980 au PLQ. M. Garcia s'est rendu célèbre lors du référendum de 1995 en déclarant «il ne faut pas seulement gagner le 30 octobre mais il faut les écraser» (les partisans du OUI). En juin 2005, il a aussi été nommé président du conseil d'administration de l'Agence des partenariats public-privé.
Le cas de M. Alain Cousineau est connu : il a remplacé le 24 septembre 2003 Michel Crête, sympathisant péquiste, à la tête de Loto-Québec comme président-directeur général. Cela lui vaut un salaire annuel de 238 680 $. Ancien directeur général du PLQ de 1981 à 1983, M. Cousineau était l'organisateur de Jean Charest à l'élection de 1998. En 14 ans, il a versé 10 875 dollars dans la caisse électorale.
Claude Liboiron est connu comme un organisateur redoutable et un des «lieutenants» de Tommy d'Errico, propriétaire de Beaver Asphalte et ancien percepteur de fond des libéraux. De 1984 à 2004, il a versé quelque 43 900 $ en contributions au PLQ. Jean Charest l'a nommé le 10 juin 2004 au sein du conseil d'administration de la société du Palais des congrès de Montréal.
Le vice-président de Technisol Inc., M. Claude Hallé, est connu à Québec comme ancien organisateur de Marc-Yvan Côté et de Jean Pelletier, l'ex-chef de cabinet de Jean Chrétien. Sa nomination le 19 octobre 2005 à la vice-présidence de la SAAQ lui vaut un salaire de 133 603 $. De 1984 à 2004, il a versé en contributions 38 972 $ aux libéraux.
On ne peut passer sous silence la nomination le 25 juin 2003 de M. Pierre Boulanger à la tête de la Commission de la capitale nationale à Québec. L'ancien candidat libéral du comté de Louis-Hébert en 1998 s'est vu décréter un salaire de 133 603 $. Dans son cas, on ne retrouve aucune contribution à la caisse des libéraux.
Le conseil d'administration de la Commission de protection du territoire agricole (CPTA) a accueilli son lot d'anciens libéraux qui ont souvent été députés. C'est le cas de Roger Lefebvre, qui a représenté le comté de Frontenac de 1985 à 1994. Devenu président de l'organisme le 7 avril 2004, il reçoit un salaire de 105 174 dollars. Il a donné 3 628 $ entre 1984 et 2000.
Situation similaire pour Normand Poulin, l'ex-député de Beauce-Nord, qui encaisse la somme de 98 447 $ pour la vice-présidence de la CPTA. Pour sa part, Conrad Létourneau, l'ex-agent officiel d'Yves Séguin, nommé dans le CA depuis décembre 2003, empoche la somme de 83 254 $.
Source: Canoe.qc.ca
09:20 Publié dans Dossier , Économie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Politique
Commentaires
crosseur bandit pis il est pas en prison faut se serré la ceinture qui mange de la marde
dehors les chiens pas de médailles ,face de ret que tu m écoeure
Ecrit par : serge c | 14 mars 2006
Comment je m'y prend pour devenir un ami à Charest ou sa gang, j'aimerais bien avoir un esti de gros salaire pour profiter des abris fiscaux enfin avoir du CASH et le piler, piler et piler sans me forcer.
Ecrit par : Dino | 02 juin 2006


