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07 mars 2006
NUCLÉAIRE IRANIEN
Bush réclame l'entrée en action du Conseil de sécurité
L'administration Bush a réclamé lundi l'entrée en action rapide du Conseil de sécurité de l'ONU pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, le jour où commençait une réunion capitale de l'Agence internationale de l'énergie atomique sur le sujet.
L'administration américaine a clairement signifié que les conditions étaient déjà réunies pour activer le Conseil de sécurité, même si l'agence onusienne de non-prolifération est réunie à Vienne précisément pour en décider.
Assistera-t-on à un deuxième Irak
«À moins d'un revirement dramatique, j'attends du conseil (exécutif) de l'AIEA qu'il confirme le jugement rendu il y a trente jours et que le problème soit pris en charge assez rapidement par le Conseil de sécurité des Nations unies parce que c'est là qu'il doit être traité», a dit le sous-secrétaire d'État Nick Burns.
«Le message adressé aujourd'hui aux Iraniens va être : vous êtes allés trop loin, vous avez franchi la ligne rouge internationale, vous avez commencé l'activité d'enrichissement, ce que personne ne voulait que vous fassiez, et il doit y avoir un processus au Conseil de sécurité», a-t-il dit.
«Je n'ai connaissance d'aucune proposition ni d'aucune idée spécifique qui réclame ou impose que l'action du Conseil de sécurité soit retardée d'aucune manière», a abondé un porte-parole du ministère américain des Affaires étrangères, Tom Casey.
L'AIEA a décidé en février d'informer le Conseil de sécurité de l'état du dossier. Mais elle a différé d'un mois la mise en action du Conseil pour donner une chance à la République islamique de se conformer aux demandes internationales.
Depuis, l'Iran a poursuivi l'enrichissement repris en janvier, refusant de suspendre ces activités pouvant produire le combustible de centrales civiles, mais aussi la charge explosive de bombes atomiques.
Bien que l'AIEA doive trancher l'épineuse question de la nécessité d'un nouveau vote pour que le Conseil de sécurité entre en action, Washington estime que la résolution adoptée en février permet au Conseil de sécurité de se mettre en branle «rapidement».
«Il n'y a aucune exigence de vote supplémentaire, ni de résolution ni de quoi que ce soit de ce genre», a dit M. Casey selon lequel la décision appartient au Conseil de sécurité lui-même.
Le Conseil de sécurité pourrait se réunir «dans un avenir proche
L'administration Bush a rejeté l'idée d'autoriser l'Iran à disposer sur son territoire d'une petite unité d'enrichissement pour la recherche, comme le proposerait la Russie pour sortir de la crise. «On ne peut pas être juste un petit peu enceinte», a résumé M. Casey pour figurer le danger d'un Iran maîtrisant l'enrichissement.
«Une fois qu'il (l'Iran) aurait la capacité scientifique et technique de faire de l'enrichissement, ne serait-ce qu'au niveau du laboratoire, ce savoir-faire pourrait être utilisé ailleurs dans des activités d'enrichissement de taille industrielle», a dit l'ambassadeur américain à l'ONU, John Bolton. Selon lui, il s'agit là d'un «élément central» de la stratégie des États-Unis, de l'UE-3 (Allemagne, France, Grande-Bretagne), mais aussi de la Russie.
Cette dernière joue un rôle clé, en tant que partenaire de la construction de la première centrale iranienne, de négociateur d'un éventuel compromis, mais aussi de titulaire d'un droit de veto au Conseil de sécurité. Or la Russie s'oppose aux sanctions internationales que pourrait imposer le Conseil de sécurité. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, doit dîner lundi à Washington avec la secrétaire d'État Condoleezza Rice et s'entretenir mardi avec le président Bush.
Source: AFP
Note:
Avec un président qui nie la Shoa et entretien la haine du moyen-orient à l'égard d'Israël pour conserver sa popularité, on comrpend facilement que l'occident s'inquiète de la volonté évidente de l'Iran de devenir une puissance nucléaire, mais même si Bush avait raison qui le croira après avoir menti pour l'Irak? Les positions prisent par l'administration Bush relève plus de la croisade que d'une saine stratégie internationale.
Rappelons que Bush a déjà confié à des médias américains qu'il se croyait en mission divine, sans oublier qu'un plan pré-attentat du 11 septembre rédigé par les faucons mentionnait déjà l'Irak, la syrie et l'Iran comme des cibles à abattre dans un avenir proche.
Bush utilisera-t-il cette histoire comme prétexte ou tente-t-il vraiment de résoudre la crise?
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