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08 mars 2006

Canada: Les conservateurs renient leur engagement de décembre

Le Québec n'aura pas de siège à l'UNESCO

Suite à leur rencontre le Premier ministre du Québec et du Canada révèlent que le Québec n'aura pas de siège à l'UNESCO, pour parler de sa propre voix dans ce forum international voué à la culture, à l'éducation et aux sciences.


Le premier ministre Stephen Harper a indiqué aujourd'hui qu'il n'était pas dans ses plans de demander à l'organisme relevant des Nations unies de modifier ses statuts dans le but de faire une place au Québec.

Or, les places autour de la table de l'UNESCO sont réservées aux seuls États souverains.

L'ancien chef conservateur ne rappelle pas au nouveau chef conservateur ses engagements

«Ce n'est pas notre intention et le gouvernement du Québec ne nous a pas demandé d'aller en ce sens», a-t-il déclaré, en anglais, lors d'un point de presse, à la suite d'une rencontre de près de trois heures avec son homologue du Québec, le premier ministre Jean Charest.

«Nous nous sommes entendus pour entreprendre des négociations. Nous sommes très flexibles, mais les options sur la table, à ce moment-ci, n'incluent pas de demander aux Nations unies de modifier ses statuts d'aucune façon», a ajouté le premier ministre du Canada.

Dans le but d'accroître son rayonnement partout sur la planète, le Québec revendique depuis des années de «parler de sa propre voix» dans les forums internationaux.

Lors de la dernière campagne électorale, M. Harper s'était pointé à Québec, le 19 décembre, et avait prononcé un discours fort remarqué faisant état de sa vision de relations Québec-Ottawa axées sur un «fédéralisme d'ouverture».

Il s'était alors engagé à «la possibilité pour le Québec de participer aux institutions internationales comme l'UNESCO, selon le modèle du Sommet de la Francophonie».

L'opposition peu impressionné

M. Harper a de plus indiqué qu'il voulait replacer les relations Ottawa-Québec sur la bonne voie. Il a ajouté que le rétablissement de relations positives et productives entre les gouvernements fédéral et québécois constituaient une priorité pour tous les Canadiens.

En revanche, la chef de l'opposition officielle à Québec, Louise Harel, a qualifié la rencontre de mascarade et de mise en scène électorale. Elle considère que rien de concret n'est sorti de la rencontre, évoquant le déséquilibre fiscal, les 807 millions de dollars dont sera privé le Québec pour les garderies et de la possibilité d'un siège à l'UNESCO.

Il s'agissait de la première visite d'un premier ministre fédéral à l'Assemblée nationale depuis celle de Brian Mulroney, en 1984.

Source: Canoe et SRC.

19:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique

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