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08 mars 2006

Hypothèse politique

Jean Charest prépare son retour au parti conservateur?

Arrivé au pouvoir en 2003, le premier ministre actuel du Québec ne fait l’unanimité que dans l’insatisfaction des Québécois. Depuis bientôt 2 ans, c’est presque mensuellement que des sondages montrant un taux d’insatisfaction de 77% à son égard sont publiés dans les médias. Beaucoup d’analyste politique se demande ce qui arrivera de Jean Charest si le parti Libéral du Québec perdait le pouvoir au prochaine élection. À la lumière des récentes rencontres entre le chef du Parti conservateur et du Parti libéral du Québec, écho-actu se risque a avancé que Jean Charest pourrait être tenté par un retour au source et refaire le saut à Ottawa. Surtout s'il subissait la défaite aux élections provinciales et que le Parti Conservateur, minoritaire aux commune à Ottawa, se voyait forcé de déclencher des élections précipitées.


Bref historique

C'est avec la démission de Daniel Johnson de la direction du Parti libéral du Québec que la carrière politique de Jean Charest bascule. Il faut dire que l'idée de le voir prendre la tête des fédéralistes du Québec ne date pas d'hier. Déjà en 1993, à la suite de sa défaite face à Kim Campbell, Jean Charest était pressenti dans l'opinion publique comme un successeur éventuel de Robert Bourassa. Pendant la campagne référendaire, Jean Charest est le politicien fédéraliste le plus populaire au Québec.

Dès rumeurs de longue date

Déjà en 2003, le journal Le Devoir (mardi 23 septembre 2003 ) évoquait la possibilité d’un retour en politique fédérale de Jean Charest.

« Le premier ministre Jean Charest coupe court aux conjectures voulant que ses ambitions réelles soient de diriger le Canada. «Jamais», dit-il, il ne fera un retour en politique fédérale.

«Je ne suis pas intéressé à ça», a déclaré hier Jean Charest, en entrevue au réseau LCN. Le premier ministre a indiqué qu'il avait «déjà fait son bout au fédéral», entre autres comme ministre sous le gouvernement Mulroney et comme chef du Parti progressiste-conservateur.

Il n'est ainsi pas question pour lui que son poste de premier ministre du Québec serve de tremplin pour faire le saut à Ottawa. «Je suis premier ministre du Québec. Aujourd'hui, c'est la seule chose qui m'intéresse. Je ne suis pas intéressé à retourner en politique fédérale», a-t-il souligné. »

Pourtant

En mars 1998, lorsque les rumeurs annonçant sa venue au PLQ avait commencé à circuler, celui-ci avait rapidement expliqué que son « rêve était de devenir premier ministre du Canada » et qu'il n,avait jamais songé à devenir premier ministre du Québec. À l'époque lors d'un caucus du parti conservateur il en avait rajouté en disant à tous ses députés qu’il ne partirait pas. À cette époque, la déclaration avait laissé un certain froid, mais de sondage en sondage, les réponses du député de Sherbrooke s’étaient fait plus évasives. Puis le 23 mars, celui-ci déclarait : « À ce moment-ci, c’est non ». La tempête médiatique reprenait de plus belle. Jean Charest annonça finalement qu’il se portait candidat à la chefferie du PLQ.

Les relations Québec-Ottawa

Les deux dernières rencontres entre le premier ministre d’Ottawa et du Québec se sont soldées sans grandes annonces. Les discussions sur le déséquilibre fiscale ne sont pas prévues avant un long moment, le Québec n’aura pas de voix à l’Unesco et les conservateurs donnent des dates imprécises pour tous leurs engagements électoraux, pourtant Jean Charest reste souriant et quasi naïf accepte toutes les excuses de monsieur Harper sans rechigner. Faut-il y voir une simple complaisance face à son ancien parti ? Quoiqu'il en soit depuis la monté des conservateurs Jean Charest profite d ela vague et ne manque pas d'appuyer ouvertement sur la place publique le programme politique de monsieur Harper.

Jean Charest en bout de piste

Jean Charest semble s’en aller tout droit vers une défaite cuisante aux prochaines élections. Le magasine l’actualité la même désigne comme un des pire gestionnaires du Québec en 2004. Pourtant sa stratégie ne change pas, ses propos non plus. Il cumule les ennemis au sein même de son parti en s’aliénant les éléments clés : Pierre Paradis, Yves Séguin et Thomas Muclair dernièrement. Les organismes avec qui il traite vont de déclaration de guerre en déclaration de guerre sur la place publique. Les controverses, comme celle du Mont-Offord, se multiplient. Comme s’il n’avait pas de vrai ligne directrice pour sa carrière. Sans compter que M. Couillard lui souffle dans le cou depuis son entré sur la scène provincial.

Alors que les rumeurs amenant Bernard Lord comme remplaçant de Stephen Harper vont bon train (même lors de la campagne électorale) , peut-on penser que Jean Charest serait intéressé par un retour sur la scène fédérale? Une hypothèse dont il faudra tenir compte selon nous.

Source: Canoe, SRC, Le Devoir, La presse, Eureka.cc, Vigile et Journal de Montréal.

20:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Politique

Commentaires

Ce n'est pas impossible. Charest ferait le pari que Harper va se casser la gueule rapidement comme l'a fait Joe Clark en 1980.
Cependant, il y a 2 problèmes. Un: Charest devra d'abord perdre son élection au Québec, ce qui n'en ferait pas un gagnant pour le Parti conservateur. Deux: ce serait bien de l'ouvrage de rallier les conservateurs du Canada et Charest est un paresseux.
Mon hypothèse? Il sait qu'il va perdre et il s'en fout. Par des petits cadeaux aux entreprises privées, il se prépare un aterrissage en douceur dans une sinécure grassement payée quelque part dans le MMA (merveilleux monde des affaires), comme Daniel Johnson.

Ecrit par : Zylag | 09 mars 2006

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