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21 mars 2006
Mise à Jour - Iran: Une bourse pétrolière en Euros improbable?
-= Mise à jour du 21 Mars. 2006 =-
Voici un texte du journal canadien The Globe and Mail (Lien), lien alternatif (Lien), qui confirme et rajoute des éléments à notre article original du 9 mars 2006 en décrivant pourquoi une bourse pétrolière en euros, qu'elle se situe en Iran ou dans un autre pays, ne risque pas de faire trembler le dollar américain de sitôt.
Alors que la confrontation opposant l'Iran et l'occident continue, certaines théories auraient circulé regardant un autre projet que le pays aurait orchestré.
Cependant, les théories se trompent si elles assument que l'Iran est à la veille de lancer une nouvelle bourse internationale du pétrole. Cette bourse aurait eu pour but de vendre le pétrole iranien ainsi que le pétrole d'autres producteurs pétroliers du Moyen-Orient en Euros plutôt qu'en dollars américains -- une stratégie qui, selon les théories, pourrait torpiller le billet vert ainsi que l'économie américaine.
Malgré de nombreux rapports au cours des derniers 18 mois affirmant que la bourse ouvrirait ses portes le 20 mars 2006 -- Et confronterait directement le New York Mercantile Exchange et le ICE Futures Exchange de Londres --, la date aurait été retardée d'au moins plusieurs mois et peut-être plus d'un an. [Voici d'ailleurs un communiqué de presse d'une agence russe confirmant que la bourse pétrolière n'a pas ouvert ses portes le 20 mars 2006 (Lien)]
"Dès la mi-2006, nous devrions être capables de démarrer la bourse" aurait déclaré Mohammad Asemipur, un conseiller spécial au ministre du pétrole iranien. Le plan serait d'échanger des produits pétroliers initialement, puis de graduellement ajouter d'autres produits, avec le pétrole brut arrivant en dernier. Le processus devrait prendre environ trois ans déclare M. Asemipur.
"Le projet de bourse est à un stade beaucoup moins avancé que ce que les gens pourraient croire" déclare le consultant britannique Chris Cook, qui revendique le crédit d'avoir eu l'idée de la bourse. M. Cook est membre du consortium dirigé par le Tehran Stock Exchange qui est responsable de diriger le projet.
"Vous pouvez être certains qu'il n'y aura pas de contrats de vente de pétrole avant un an -- et cela serait vraiment au plus tôt" a déclaré M. Cook, un ancien directeur du prédécesseur du ICE de Londres, le International Petroleum Exhange.
La bourse électronique devrait être située sur l'île de Kish dans le golfe persique, une zone libre de taxes iraniennes.
Il y a eu beaucoup moins de discussion à propos de la bourse dans les médias de masse que sur l'Internet, particulièrement sur des sites visant à mettre en marché de l'or ou à avancer des théories économiques.
La théorie est que toutes les ventes utilisant la nouvelle bourse seraient faites en Euros plutôt qu'en dollars US, qui a été pendant des décennies la monnaie de réserve principale et la monnaie de référence lorsque vient le temps de fixer le prix de matières premières. En conséquence, les nations européennes et les autres pays, particulièrement les producteurs pétroliers du Moyen-Orient n'auraient plus à acheter des milliards de billets verts.
Ceci, selon la théorie, déstabiliserait le dollar US et hâterait le déclin de l'empire américain en plus de permettre à l'Iran de donner une bonne leçon au grand Satan.
Cependant, continue la théorie, Washington préviendrait ceci en utilisant les ambitions nucléaires iraniennes comme prétexte pour attaquer le pays.
Kamal Daneshyar, président de la commission énergétique de l'Iran aurait supposément déclaré à la Iranian Students News Agency en décembre que la bourse opérerait initialement en dollars et euros, mais de déplacerait graduellement vers la monnaie européenne de manière exclusive. Il aurait également été cité déclarant que ceci permettrait à l'Iran de se venger des dommages économiques que les États-Unis auraient infligés à la république islamique.
Le Dr. Asemipur, cependant, ne se serait pas prononcé sur la nature de la monnaie utilisée dans la bourse iranienne, déclarant que la décision relevait des participants et non pas du gouvernement iranien. Il aurait également nié que la bourse planifiée pourrait endommager l'économie américaine.
M. Cook aurait réfuté l'idée que le but de l'Iran serait d'utiliser la bourse pour saboter le dollar américain.
En ce qui concerne l'idée de vendre le pétrole en Euros, il déclare que les Iraniens auraient de la difficulté à la matérialiser, du moins au cours des prochaines années. "En fait, il n'y aurait pas suffisamment d'Euros en circulation, et il n'y en aura probablement pas assez avant longtemps" aurait t-il déclaré.
M. Cook aurait cité un article récent de William Engdahl dans le Asia Times Online: " Pour que l'Euro commence à défier le rôle du dollar américain en tant que monnaie de réserve, une révolution virtuelle dans la politique financière devra avoir lieu en Europe" déclare M. Engdahl. "Premièrement, la Banque Centrale Européenne aurait à céder son pouvoir à des législateurs élus. La banque aurait alors à activer les presses et à imprimer des Euros comme s'il n'y avait pas de lendemain.
Une attaque sur le dollar américain en tant que monnaie de réserve mondiale - déclare M. Engdahl - impliquerait "de facto une déclaration de guerre à la dominance globale des États-Unis", et ce n'est pas quelque chose qu'un pays ou un groupe de pays soit prêt à faire en ce moment.
-= Fin de la mise à jour =-
De nombreux articles ont rapporté l'effort déployé par l'Iran pour créer une bourse pétrolière en Euros. Des dizaines de sites se consacrent à la couverture de cet événement. La rédaction de Echo-Actu est un peu plus sceptique. Bien sûr, l'Iran est libre de créer une bourse pétrolière si elle le désire, tout comme la Norvège (lien), mais l'impact d'une telle bourse a peut-être été sur-estimé.
La bourse iranienne est supposée ouvrir le 20 Mars 2006, et entrer en compétition directe avec New York et Londres sur le marché de l’échange de pétrole. La particularité de la bourse de marchandises iranienne est qu’elle serait conduite entièrement en euros (Lien).
Voici quelques points expliquant pourquoi une bourse pétrolière iranienne ne fonctionnera probablement pas à court ou même moyen terme [Le Asia Times a d'ailleurs un autre bon article en anglais sur le sujet].
Voici certains faits sur ce qu'est une bourse (Lien):
1 - C'est un endroit où les vendeurs et acheteurs d'un produit donné se rassemblent. Les vendeurs désirent trouver un endroit où les acheteurs afflueront et en tant qu'acheteur vous désirez un endroit où les vendeurs seront nombreux. C'est un point de rencontre.
Un point de rencontre est une forme d'information conventionnelle, et est habituellement très stable une fois établi. Les gens vont au marché parce qu'ils croient que d'autres gens viendront aussi. Une fois que les joueurs se sont mis d'accord sur un endroit, il est plus facile de revenir à cet endroit plutôt que d'organiser d'autres points de rencontre, sinon tous les acteurs doivent être d'accord et informés du changement. Dans un climat autre que le climat actuel, l'Iran aurait pu initier une telle procédure, mais à l'heure actuelle, l'instabilité politique est probablement trop élevée.
2 - Tout comme le New York Times est le principal point focal de l'actualité américaine, les bourses pétrolières existantes ont un avantage substantiel sur de nouveaux compétiteurs. Londres demeure un centre nerveux du commerce malgré le fait que l'Empire britannique soit tombé il y a longtemps et que les États-Unis l’ait remplacé en tant que plus grande puissance économique. Ceci est simplement dû au fait que l'infrastructure était présente, et que les gens possédant les compétences requises à jouer un rôle d'échange étaient encore présents. Une bourse est donc un standard sur l'endroit et la manière d'échanger des marchandises.
Il n'y a pas de raison spécifique pour laquelle le commerce du pétrole se déplacerait de Londres ou New York vers l'Iran. L'Iran ne contrôlerait en effet qu'environ 5 % de la production mondiale de pétrole et ne serait pas en position d'imposer un standard international.
3 - Une bourse est un endroit qui permet la fixation d'un prix pour une transaction. Ceci signifie que l'on désire qu'il y ait beaucoup d'acheteurs lorsque vous êtes en vendeur et beaucoup de vendeurs lorsque vous êtes un acheteur. Elle offre une liquidité.
Iran pourrait agir en tant que vendeur, mais est-ce que ceci assurera qu'il y aura beaucoup d'acheteurs sur ce marché spécifique? Est-ce que le maché sera suffisamment important pour que des échanges significatifs aient lieu?
4 - Un autre point est qu'une bourse doit fournir un seul prix pour agir en tant que référence universelle pour tout le monde - un standard pour le marché. Ce standard doit être appliqué à la qualité du produit ainsi qu'à la monnaie dans laquelle il est exprimé. Ceci permet de présenter des données historiques de manière cohérente, et permet d'établir une référence pour les courtiers.
En ce qui concerne le pétrole, la monnaie a historiquement été le dollar, une unité monétaire relativement stable, acceptée universellement. Il n'y a pas/peu de marché et pas de liquidités dans d'autres monnaies. Il est concevable que l'Euro soit utilisé étant donné qu'il est aussi stable et acceptable, mais il n'a pas été fréquemment utilisé sur le marché pétrolier. La monnaie utilisée dans la vente du pétrole est habituellement conservée en tant que réserve financière ou réinvestie. Ceci pourrait expliquer l'affinité des pays exportateurs de pétrole envers les actifs américains.
5 - Une bourse est un endroit qui fournit une certaine sécurité dans les transactions. Les acheteurs savent qu'ils recevront leurs achats et les vendeurs savent qu'ils seront payés à temps. Elle fournit des mécanismes de vérification.
Est-ce les autres producteurs pétroliers feront confiance en l'Iran pour s'assurer qu'ils soient payés à temps? Quels pays feront confiance à l'Iran pour s'assurer que les marchandises soient acheminées à tous les acheteurs? Ces questions devront trouver une réponse pour que le marché acquière une légitimité.
6 - Une bourse est un endroit qui établit des règles et les méthodes d'application des règles afin d'assurer le fonctionnement du marché. Ces règles portent sur qui peut participer, comment les prix seront déterminés, comment sera effectuée la vérification et comment les conflits sont gérés. La bourse doit être un arbitre neutre, non-impliqué dans les transactions boursières.
Ceci joue également contre l’Iran, qui est un joueur trop petit pour pouvoir imposer ses règles, mais également trop gros pour être vu comme un joueur neutre par les autres vendeurs. Quel est le risque que les autorités religieuses ou tout autre politicien iranien interfère avec les échanges en cours?
7 - Les règles doivent être ultimement déterminées par les autorités publiques surveillant la bourse. De leur côté, les conflits doivent être ultimement médiés par les cours de justice du pays hôte. Ce processus requiert une infrastructure légale et régulatrice cohérente.
Il y a une raison pour laquelle la plupart des bourses d’échange de marchandises sont dans les pays occidentaux. Ces derniers fournissent le support de la loi, un ensemble de règles prévisibles, et la capacité de faire appliquer ces règles de manière efficace et sans affecter le marché.
8 - Dans le monde d’aujourd’hui, une bourse est essentiellement une grosse opération informatique, avec des systèmes capables de fournir une information complète à tous les participants en temps réel, de traiter les opérations au moment où elles sont effectuées et fournit la vérification rapide de toute transaction à tous les acteurs.
Ce genre d’opération requiert un grand nombre de spécialistes sur le terrain; programmeurs, développeurs, consultants pour installer les systèmes, experts en matériel, etc. Cette connaissance, hautement concentrée aux endroits où se situent les bourses majeures, risque d’être difficile à attirer à Téhéran.
9 - Finalement, une bourse pétrolière est seulement une petite partie du commerce qui entoure le pétrole. La plupart des transactions sont financières; ventes sur-le-champ, pré-ventes, échanges, outils de levier, financement à court et long terme, etc. Toutes ces transactions reposent sur le marché pétrolier et accroissent significativement le chiffre d’affaires.
Les marchés financiers sont probablement trop frileux pour se déplacer à Téhéran, qui n’a pas l’infrastructure, les compétences ou même la structure légale et la stabilité requises afin de les héberger. Même une transformation du marché vers l’Euro requérrait une réorganisation majeure des marchés financiers, qui sont conduits exclusivement en dollars américains.
Alors, même si l’Iran décidait de vendre son pétrole en Euros, les Iraniens et leurs clients détermineraient le prix de la transaction en dollars, selon un des marchés existants, puis échangeraient les dollars pour des Euros pour effectuer les paiements. Ceci donnerait un revenu additionnel aux banques opérant sur le marché des devises internationales, mais ne changerait rien au fonctionnement du marché pétrolier.
Méli-melo de sources sur la bourse pétrolière iranienne:
Europe2020 (très intéressant exposé)
Legrandsoir.info
planetenonviolence.org
bellaciao.org
arabnews.com
UPI
Energybulletin.net
etc
Source de l'image: cnn.com
00:40 Publié dans Économie, Énergie, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales
Commentaires
Concernant les acheteurs des pays entre guillemet non alinié pourrait etre acheteur pour emerder les etats unis:chine inde etc......
d autre part j ai une petite question sur la reelle valeur du dollar.Je ne vais pas rentrer dans les details de l histoire "accord de bretten wood" ou plutot arnaque de bretten wood...........tout les economiste savent que ceux qui paient les exces du monde c est le reste du monde cad nous.
j ai une seule question pourquoi doit on acheter du dollar pour payer du petrol.pourquoi ne pas simplement prendre le taux spot eur/dollar et payer en euro equivalent??????y aurait il des accords pour que les pays producteurs accepte d etre paye en monnaie de singe?
Bref je pense que vous avez compris mon point de vue.
Ceci dis en ce qui concerne la possibilité d une bourse de petrol en euro je n y crois pas trop car il n y a pas assez d euros en circulation pour remplacer le dollar comme monnaie d echnange.C
Écrit par : fsfdsf | 19 mars 2006
Merci du commentaire.
Nous remercions également les lecteurs de s'identifier adéquatement lors de la publication de commentaires.
Quelques éléments devraient être corrigés.
1- L'entente de Bretton Woods a été signée en 1944 et a contrôlé de manière efficace la politique monétaire mondiale jusqu'en 1971, moment où elle se serait écroulée. L'entente forcait tous les pays signataires à fixer la valeur de leur monnaie en rapport avec l'or, plus ou moins un mince pourcentage. L'entente garantissait de facto la convertibilité des diverses monnaies en or. (Plus de détails http://en.wikipedia.org/wiki/Bretton_Woods_system)
2- L'Euro n'est techniquement pas meilleur que le dollar US. L'Euro est une devise relativement nouvelle et comme elle a moins de 10 ans et que les économies européennes sont mal en point, il est trop tôt pour se prononcer sur sa stabilité à long terme, une qualité essentielle pour une devise de réserve. L'Euro n'est pas lié à la valeur de l'or non plus. (http://en.wikipedia.org/wiki/Euro)
3- De nombreux mouvements vers l'Euro présentement semblent tirer avantage d'un sentiment anti-américain et d'une mise spéculative sur sa valeur par rapport au dollar américain. Les États-Unis continuent d'attirer les capitaux étrangers à cause des taux élevés de rendements qu'ils rapportent. Un investissement en infrastructures/biens américains est logiquement conduit en dollars US.
Ceci dit, pour les pays qui font beaucoup de commerce et d'investissements en Europe tels que certains pays du proche-orient et l'ex-URSS, il serait sensé de commencer à opérer plus fortement en Euros.
Finalement, de nombreux dirigeants semblent croire que le fait de mettre en péril le dollar US pénaliserait uniquement les États-Unis. Malheureusement, à cause des vases communicants de l'économie mondiale, un joueur perd, tout le monde perd. Plus le joueur qui perd est gros, plus de gens perdent. Le seul moyen d'échapper au dollar américain serait d'avoir une économie complètement hermétique aux flux de capitaux et de marchandises, un peu comme ce que tentait de faire le bloc soviétique.
Echo-Actu.
Écrit par : RF - Echo-Actu | 20 mars 2006
ce n'est pas pour moi les accords de bretton woods qui sont a mettre en cause sur cette problematique, mais plutot le consensus de washington, accord entre le tresor americain, le F.M.I et la banque mondiale pour une politique economique commune au niveau mondial et qui prone donc un unique modele economique que chaque pays qui n'est pas autonome economiquement se doit de suivre si il ne veut pas subir de represailles {formelle ou informelle}. la politique economique de ce consensus a ete mis en cause entre autres en argentine, qui etait considere comme un "bon eleve", comme pour les pays de l'est asiatique qui pendant la crise, ont eu le malheur de suivre ces directives. je ne parlerai meme pas de la "transition" dramatique qu'a vecu l'economie russe. le prix nobel d'economie, J. Stiglitz, en parle tres bien dans son livre "la grande desillusion". ce modele economique base sur le dogme des theories neo-classiques cache derriere l'excuse de l'ethique liberale {au sens philosophique du terme}, un systeme de predation et donc de domination des economies les + fortes sur celle des + faibles. il n'y a pas de complot. c'est juste qu'en economie ça ne rigole pas. normal, il est question d'argent, donc de pouvoir.
les consignes du F.M.I{surtout en periode de crise} dans des economies + faibles et fargilisees qui sont forcees de suivre les directives pour avoir des liquidites qui leur manquent cruellement {et qui vont constituer une dette car l'argent ne se donne pas , faut pas rever}, amene les pays cibles a se conformer a toutes les exploitations possibles . comme les usa sont le pays le plus puissants du monde, ce sont ces actions qui ont le + de repercussions, or la dette des usa a atteint un record historique {9000 milliards de dollars}, {dont 3000 milliards sont en creance en grande bretagne}, le dollars a perdu 12% de sa valeur face a un panier d'autres monnaies depuis 2002 {-26% par rapport a l'euro}, l'indice m3 va etre supprimer pour qu'on ne se rende pas compte du probleme monetaire des usa, l'actuel president de la banque federal est un partisan de la planche a billet {il a du lire Friedman qui disait en substance, on se fout de la dette, elle est libelee en dollars, et vu que c'est nous qui les produisons... je trouve que friedman a des relants de Malthus dans le cadre ou il se fout completement des consequences sociales} car des consequences, il y en aura {et il y en a deja}. je m'explique sur la relation de ce que je viens de dire avec le theme 1er de la bourse en euro en iran. l'economie us va mal, tres mal. on ne le dit pas trop parce que la notion de "confiance" est tres importante en eco, en gros ce serait pire si on le disait. or pour y remedier, on s'apprete a utiliser le levier monnaie, en cachant la realite de ce qui se passe d'ailleurs car nous n'aurons + moyen de savoir ce qu'elle vaut vraiment sans l'indicateur m3, donc le but en faisant ça, c'est d'avoir beaucoup d'argent sans que personne ne sache combien il vaut vraiment {le pari c'est qu'il sera surestime et il y a des chances puisque si on continue comme ça il va continuer a se casser la gueule et possibilite que ce soit encore + violemment}, or si l'eco us se casse la gueule, c'est leur domination qui se casse la gueule aussi {il reste le militaire mais ça demande de la tune aussi}, apres les usa, c'est la G.B qui sera touche, et a travers elle l'europe. donc pourquoi il n'y aura pas de bourse petroliere en euro, parce que les usa ne le permettra pas, suivi principalement de la G.B, et cela militairement si il le faut. ça tombe bien parce que c'etait ce qu'etait prevu. l'economie est le centre de l'ordre mondial, ne l'oublions pas {crise de 29, cause de l'arrivee du fascisme et du nazisme, cause de la 2e guerre mondiale}. si l'economie us se casse la gueule, l'ordre mondial sera remis en cause, l'europe risque d'etre touchee aussi, l'iran essaie de se faire une place par la, elle se plante magistralement, c'est assez brulant dans le contexte ou nous sommes mais pour moi nul doute que dans cette affaire, rien ne saura laisser au hasard, et que les decideurs mettent l'iran dans le domaine du sacrifiable.
Écrit par : jo. | 20 mars 2006


