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13 mars 2006
Iran: campé sur sa position
Nucléaire: Mahmoud Ahmadinejad reprend le discours du Shah
Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré lundi que son pays «ne reculera pas d'un iota» sur son programme nucléaire, alors que le Conseil de sécurité de l'ONU doit examiner ce dossier et demander à Téhéran de suspendre toutes ses activités nucléaires sensibles.
«Nous n'acceptons pas les menaces d'une poignée de pays qui veulent injustement nous obliger à renoncer à nos droits légitimes en matière de technologie nucléaire pacifique», a-t-il poursuivi. Le président iranien a également rejeté l'idée de tout dialogue avec le «Grand Satan» américain, qui accuse l'Iran de chercher à fabriquer l'arme atomique.
Rien pour calmer la situation
L'Iran a repris le 10 janvier dernier ses recherches sur l'enrichissement et refuse de les suspendre malgré les exigences de l'AIEA. L'enrichissement d'uranium sert à fabriquer du combustible pour les centrales nucléaires civiles mais peut également servir à la fabrication de l'arme atomique.
«Nous savons très bien que reculer d'un iota sur son droit légitime signifie la perte de toute son existence pour un pays», a déclaré M. Ahmadinejad, lors d'une réunion avec les ambassadeurs iraniens en poste à l'étranger.
Le Conseil de sécurité des Nations unies doit examiner cette semaine le dossier nucléaire iranien et demander à Téhéran de mieux coopérer avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et de suspendre toutes ses activités d'enrichissement d'uranium.
La diplomatie Iranienne beaucoup plus tempéré
De son côté, le porte-parole du Conseil suprême de la sécurité nationale, en charge du dossier nucléaire, Hossein Entezami, a réaffirmé l'attachement de l'Iran au Traité de non-prolifération (TNP), atténuant les propos du chef de la diplomatie iranienne qui avait évoqué dimanche la possibilité de le quitter. «Nous considérons que le TNP est un bon traité», a déclaré M. Entezami, cité par l'agence officielle Irna.
Le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, a lui aussi tempéré ses propos à ce sujet, affirmant lundi qu'«actuellement, quitter le TNP n'est pas à l'ordre du jour», selon l'agence estudiantine, Isna. Entre-temps, le ministre iranien de l'Economie, Davoud Danesh-Jaafari, a jugé lundi «improbable» l'application éventuelle de sanctions économiques contre son pays. «Je ne suis pas inquiet des sanctions, elles sont improbables», a dit le ministre, lors d'une conférence de presse.
Il a toutefois ajouté que si les pays européens décidaient des sanctions économiques contre l'Iran, le gouvernement devait «très rapidement changer ses partenaires et utiliser les produits d'autres pays».
Il a également accusé Washington d'avoir usé de son influence sur «plusieurs grandes sociétés financières et bancaires internationales, dont les États-Unis ou des groupes sionistes contrôlent des parts, pour limiter les échanges en dollars» avec l'Iran.
Les États-Unis et l'Union européenne ont envisagé l'application de sanctions contre l'Iran s'il ne se plie pas aux demandes de l'Agence internationale de l'AIEA pour notamment suspendre ses activités nucléaires sensibles.
Source: AFP
Note:
Il est étonnant de voir la différence entre les propos de Mahmoud Ahmadinejad et de la diplomatie Irannienne. Est-ce un jeu concerté ou Ahmadinejad fait-il cavalier seul? Depuis l'arrivé de Ahmadinejad au pouvoir, le gouvernement irannien qui semblait s'ouvrir sur le monde a durci sa position et s'obtine a vouloir obtenir la technologie nucléaire pour des "raisons pacifiques".
13:15 Publié dans Militaire , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales


