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13 mars 2006

La sauvegarde du français au Canada est un combat difficile

«On ne peut pas freiner l'assimilation, mais seulement la ralentir, en limiter les effets»

Le ministre québécois des Affaires intergouvernementales, Benoît Pelletier, aurait admis candidement que la survie du français au Canada se porte très mal, au sortir d'une rencontre avec Josée Verner ministre de la Francophonie du Canada.

La situation des francophones hors-Québec est dramatique, si on se fie aux données du dernier recensement. Une personne sur trois qui est de langue maternelle française ne parle plus le français à la maison.


Les chiffres en chute libre

Par rapport à la population totale du Canada, la proportion des francophones qui vivent hors du Québec a diminué de 7,3 pour cent à 4,8 pour cent en quarante ans, au point que dans certaines provinces, comme en Colombie-Britannique, il est plus courant, avec l'anglais, d'avoir le chinois ou l'hindi plutôt que le français comme deuxième langue.

Dans d'autres provinces, comme L'Île-du-Prince-Édouard ou la Nouvelle-Écosse, l'indice d'assimilation dépasse les 50 pour cent. Par exemple, seulement 3000 des 6000 personnes de l'Île-du-Prince-Édouard qui disent avoir le français comme langue maternelle le parlent encore. En Alberta, il n'y a plus que 22 000 personnes qui parlent le français parmi les 60 000 qui déclarent l'avoir comme langue maternelle, selon les chiffres de 1991.

Un combat inégal

La sauvegarde de la francophonie canadienne est un «combat difficile», admet le ministre québécois des Affaires intergouvernementales, Benoît Pelletier. Il attribue l'omniprésence de l'anglais dans le reste du Canada à la force du monde anglo-saxon en Amérique du Nord et dans le reste du monde.

«On ne peut pas freiner l'assimilation, mais seulement la ralentir, en limiter les effets» a soutenu M. Pelletier lundi, à l'issue d'une rencontre d'une heure avec la ministre fédérale de la Francophonie et des Langues officielles, Josée Verner.

«Quand on croit au fédéralisme canadien - et c'est mon cas -, une des valeurs principales est la dualité linguistique et pour cela, la francophonie canadienne doit être forte et unie», a soutenu le ministre Pelletier. Il dit avoir offert à Mme Verner «toute la collaboration du gouvernement du Québec pour faire avancer la cause de la francophonie canadienne».

Mme Verner a pour sa part refusé de rencontrer la presse à l'issue de sa rencontre avec M. Pelletier.

Source: Cyberpresse

Note:
Avec une attitude comme celle-là, il est certain qu'on ne peut pas "freiner", mais seulement ralentir. Critique facile ou remarque constructive...

14:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales

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