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13 mars 2006
Mont-Orford: L'opposition s'organise
Une semaine après que le gouvernement du Québec eut donné son feu vert à la privatisation d'une partie du parc national du Mont-Orford, les Québécois semblent être plus sensibles aux arguments des opposants qu'à ceux du gouvernement Charest.
Un sondage Léger Marketing publié lundi dans le Journal de Montréal montre qu'une forte proportion des 578 personnes interrogées, soit 76 %, s'opposent à la vente du centre de ski et du terrain de golf au secteur privé.
Le maire de la municipalité du canton d'Orford ne digère vraiment pas la décision de Québec de vendre une partie du Parc national du Mont-Orford à des promoteurs, afin d'y construire des logements en copropriété. Près de 200 opposants au projet se sont réunis dimanche à la base de plein air de Jouvence pour discuter des moyens de pression à entreprendre pour forcer le gouvernement à renverser sa décision.
Les citoyens sont invités à une séance extraordinaire du conseil municipal, lundi soir, à l'Hôtel de Ville d'Orford pour demander entre autre au premier ministre du Canada de transformer le Parc national du Mont-Orford en parc fédéral.
Boisclair et l'opposition s'en mêle
Des membres de l'opposition, André Boisclair en tête, ont vertement critiqué le projet de vente de terrains dans le parc du Mont-Orford à des intérêts privés.
«Ce projet me semble improvisé, non seulement dans son contenu, mais aussi dans son annonce. Il s'agit véritablement d'un projet de développement de cow-boy», a dénoncé le chef du parti souverainiste à l'occasion d'un point de presse tenu hier après-midi par des membres du Parti québécois.
«Nous ne connaissons rien des détails de cette proposition qui a été rendue publique de façon improvisée, sans consultation auprès de la population, sans concertation avec les élus municipaux», a renchéri M. Boisclair.
Le chef péquiste compte demander une consultation publique dans le dossier et souhaite que différents ministères, dont celui des Affaires municipales, soient impliqués dans le processus.
L'Action démocratique du Québec et Québec solidaire (QS) ont aussi dénoncé hier la décision du gouvernement. QS s'oppose à l'adoption d'une loi d'exception pour faire passer le plan libéral. Claude Béchard a été nommé à ce poste «pour faire ce que le premier ministre lui demandait», a déclaré le chef de l'ADQ, Mario Dumont.
Les citoyens ne croit pas le gouvernement
L'opposition au projet diminuerait à 56 % si le gouvernement parvenait à respecter son engagement de doubler la superficie du parc, en achetant des terrains adjacents. Toutefois, seulement 14 % des gens croient que cette promesse sera respectée.
Les citoyens sont même prêts à jouer le gouvernement Harper contre celui de Jean Charest, puisque 70 % des répondants appuient la demande du maire du canton d'Orford, Pierre Rodier, de faire passer le Mont-Orford du statut de parc provincial à parc national fédéral.
Le projet du gouvernement de Jean Charest prévoit la vente au privé des 649 hectares que représentent les centres de ski et de golf. De cette surface, 85 hectares seraient alloués pour la construction d'un hôtel et de condos.
Pendant ce temps, le conseiller municipal d'Orford, Pierre Bastien, a invité ceux qui appuient le projet à se faire entendre. Quant au premier ministre Jean Charest, de passage à Laval, il a esquivé les questions des journalistes à ce sujet.
Le rachat des terres adjacentes occasionnerait bien des embûches
Le rachat des terres adjacentes occasionnerait en outre des batailles judiciaires sans fin et qui auraient tôt fait de gruger le gain réalisé lors de la vente, avancent certains. Opposant de longue date du projet de Mont-Orford inc., le maire du canton d'Orford est du nombre.
On reproche aussi au ministre Béchard de ne pas tenir compte des coûts de résiliation du bail qui lie le gouvernement à Mont-Orford inc. Selon un article paru dans Le Devoir hier, ces coûts incluraient le remboursement de 85% des frais de construction de la remontée mécanique.
Source: Canoe, SRC, Cyberpresse et Devoir.
13:40 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Politique
Commentaires
On a pas se poser la question bien longtemps, la montagne doit rester un parc national a tout prix. C’est tout a fais absurde de vouloir vendre une des partie maîtresse du parc, le fait même d’y penser est obscène. Je suis tout a fait outré par la décision du gouvernement de donner le feu vert à ce projet odieux. Je n’ai que 18 ans et je n’ai aucun respect pour le gouvernement qui ne cesse de me décevoir, certes dans ce litige mes constatation sont parfaitement confirmer : le gouvernement est intéresser que par l’argent il ne se soucie guère de ses citoyen qui paye sen cesse des taxe et qui veule garder un peu de verdure dans ce monde qui en a bien besoin. Je ne suis pas le seule de mon age a pensé de cette façon nous avons plus aucun respect envers des institution qui dilapide le bien le plus précieux l’environnement
Ecrit par : Jean-Daniel Tremblay Macfarlane | 27 mars 2006
Il semble que la présence du Mont Orford est un anacronisme dans le paysage des Appalaches!
Il faut maintenir le paysage actuel de la montagne, bien qu'il y a un golf et un centre de ski. Celà est acceptable car l'homme fait parti de cette espace écologique comme utilisateur. Il est un acteur de l'intégrité écologique.
Banff même combat que Orford pour protéger l'environnement pour des développements d'envergure dans un parc national. Voir les articles ou Jean Charest autorise en 1993 des projets de développement domociliaire à Banff comme ministre de l'environnement. Suite à l'étude sur l'état des parcs, Madame Coops demande en 1996
l'arrêt de l'aménagement d'un terain de golf de 9 trous
Arrêt des projets Middle Springs lll et lV
Opposition au projet Goats Eye Mountain
Arrêt de coupe de bois du projet présenté par Sunshine Village Corporation en 1993.
Une étude sur l'état de l'environnement ( Intégrité écologique ) serait souhaitable avant de défigurer le Mont Orford, toute partion du territoire est néfaste à l'environnement. L'habitat est une structure complexe définit par la végétation, la faune, la géologie, les sols et la géomorphologie. Tout celà est régie par la nature des sols, la température, le régime hydrique, les saisons et l'ensoleillement et etc... Toute portion de territoire a une valeur écologique et monétaire.
Cette épisode qui va affecter l'aspect scénique de la montagne sera plus grave pour l'avenir avec l'ajout de 1000 condos.
Tout celà pour une concession de ski et un golf qui sont gérer par un concessionnaire qui semble ne pas faire de profit. Il y a belle et bien un profits après impôt. Même s'il y a un déficit de 1 million par ans, celà est normale pour ce genre de commerce.
En résumé voici les coûts pour les contribuables:
Études environnementales $2 M
Accès routier a améliorer $10 M +
Aqueduc $5 M +
Mesures de mitigation $2 M + traitement des eaux, réabilitation
Augmentation des taxes des résidents + voir Tremblant
Coûts d'achat des terrains pour agrandir le parc $400 à 500 Millions de 3 grands propriétaires terriens.
Vente des concessions de golf et skis et terrains $15M
À la fin de l'exercice l'opération va coûter un total d'environ $350 à $400 Millions aux contribuables du Québec.
Bonne lecture
Donald Bordeleau retraité de Parcs Canada
http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Mars2006/06/c5173.html
http://reports.fja.gc.ca/cf/1995/pub/v1/1995cfa0242.html
http://www.pch.gc.ca/newsroom/index_f.cfm?fuseaction=displayDocument&DocIDCd=5NR064
http://www.pch.gc.ca/newsroom/index_f.cfm?fuseaction=displayDocument&DocIDCd=6NR166
http://www.pch.gc.ca/newsroom/index_f.cfm?fuseaction=displayDocument&DocIDCd=8NR060
Ecrit par : Donald Bordeleau | 03 avril 2006


