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15 mars 2006
Le point sur l’échiquier politique Québécois
Si des élections avaient lieu maintenant, le PQ balaierait le Québec avec l'appui de 43% des électeurs, contre 32% pour les libéraux et, avec un score de 11%, l'ADQ de Mario Dumont coulerait à pic.
Un sondage Léger Marketing mené pour le compte du Journal de Montréal et du Journal de Québec ces jours-ci montre qu'à un an des prochaines élections, les péquistes devancent les libéraux, surtout chez les francophones. .
Particulièrement préoccupant pour les stratèges libéraux, les francophones restent fermés aux initiatives du gouvernement. La récente ouverture au privé dans la santé avait été bien reçue et plusieurs croyaient à une embellie pour le gouvernement Charest. Mais la controverse autour des prix du vin, la voracité d'Hydro-Québec et le tollé soulevé par le développement du mont Orford ont, semble-t-il, ramené les libéraux à la case départ.
Le taux d'insatisfaction reste globalement élevé à 61% mais grimpe à 66% chez les électeurs francophones. De bien mauvais augures pour les libéraux, dont les appuis sont traditionnellement concentrés dans l'ouest de Montréal et en Outaouais.
«Ils ne parviennent pas à lancer leur départ. Chaque fois, une controverse éclate et les ramène au point de départ. Quand ce n'est pas à cause des écoles juives, c'est à cause de la SAQ ou du mont Orford. On verra ce que fera le discours inaugural, mais jusqu'à maintenant, aux yeux des Québécois, c'est un gouvernement qui dérange, pas un gouvernement qui réalise de grandes choses», soutient le sondeur Jean-Marc Léger.
Jean Charest est moins populaire que son parti
En troisième année de mandat, Jean Charest reste plus impopulaire que son parti : le PLQ recueille 32 % des intentions de vote, alors que seulement 19 % des Québécois jugent l'actuel premier ministre apte à diriger le Québec. Plus grave pour les libéraux, Jean Charest glisse au troisième rang du palmarès chez les francophones avec seulement 15 % des appuis, reculant derrière Mario Dumont, qui obtient la faveur d'un Québécois sur cinq.
Jean-Marc Léger ne croit pas que Jean Charest soit devenu un «boulet» pour son parti. Il rappelle qu'un récent sondage montrait que Philippe Couillard ne ferait pas mieux que Jean Charest. Pourtant, à Laval, il y a quelques jours, plusieurs militants libéraux ont subitement hué leur chef, ce qui est rarissime au PLQ.
«Il y a quelque chose de plus fondamental que le chef. Les gestes posés dérangent. Les écoles juives, le casino, le CHUM, le mont Orford, tout ça dérange et est mis au compte du chef», explique Jean-Marc Léger.
Grâce aux appuis traditionnellement forts du PQ dans l'électorat francophone, André Boisclair y surclasse ses adversaires avec un score de 36 %. Quant à Françoise David, du parti Québec solidaire, seulement 7 % des Québécois croient qu'elle est apte à occuper le poste de premier ministre.
Coincé dans sa rhétorique Charest pratique le jeu de rattrapage
Dans le discours inaugural qu'il a prononcé hier à l'Assemblée nationale, le premier ministre Jean Charest a invité les Québécois à abandonner le sempiternel débat sur la question nationale, véritable frein à la prospérité du Québec, pour mieux se consacrer à la création de la richesse.
Dans le cadre de son prochain budget, qui sera déposé la semaine prochaine à l'Assemblée nationale, le gouvernement engagera «le Québec dans un processus de contrôle et de réduction de la dette», a soutenu hier le premier ministre Charest. Le gouvernement Charest proposera la mise en place d'un «fonds des générations» pour réduire le fardeau de la dette pour les contribuables.
Les tiers partis
Le score de l'ADQ : le parti de Mario Dumont continue de chuter dans l'opinion publique et ne recueille plus maintenant que 11 % des appuis, soit un recul de quatre points depuis le début de 2006. Cela veut dire que l'ADQ serait probablement rayée de la carte si des élections avaient lieu en ce moment.
L'arrivée du parti de Françoise David à gauche de l'échiquier politique fait mal. Le PQ doit déjà composer avec la «force de nuisance» du nouveau parti de gauche, Québec solidaire, qui lui fait perdre 6 % de ses appuis, constate Léger Marketing. Le parti d'André Boisclair a reculé de 50% à 43% des intentions de votes depuis décembre 2005. Ce sera encore plus visible lors des prochaines élections dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, prédit Jean-Marc Léger.
Source: Canoe, SRC, Le Devoir et Léger et Léger.
12:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Politique
Commentaires
Les souverainistes de gauche sont rendus chez Françoise David, les souverainistes de droite sont chez Mario Dumont, les souverainistes écolos sont au Parti vert et avec André Boisclair, il reste les "baby boomers" qui l'ont bombardé à ce poste.
Si Charest réussit à perdre la prochaine élection, la Société St-Jean-Baptiste devra le nommer "Patriote de l'année"!
Ecrit par : Zylag | 15 mars 2006


