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27 mars 2006
États-Unis: L'économie survivrait à une baisse subite du dollar
Le déficit commercial chronique des États-Unis a peu de chances de créer un déclin "rapide" du dollar, mais même si ce dernier déclinait rapidement, l'économie serait en mesure d'y résister aurait déclaré le directeur de la Federal Reserve, Ben Bernanke.
"Malgré le fait que les déficits commerciaux américains ne peuvent continuer éternellement, ces déficits n'engendreront pas nécessairement un déclin du dollar, et même s'il survenait, ne perturberait pas significativement les marchés financiers, la production ou l'emploi" aurait déclaré M. Bernanke dans une lettre au représentant démocrate Brad Sherman.
La différence dans les comptes courants américains, la mesure approximative du commerce américain à l'étranger, se serait élargie à un record de $804.9 milliards l'an dernier ou près de 6.4 % du Produit Intérieur Brut (PIB). Certains analystes auraient déclaré que le déficit commercial grandissant pourrait mener à une baisse subite du dollar.
Malgré le fait qu'il minimise ces préoccupations, M. Bernanke aurait déclaré que "la possibilité d'une correction future provenant du déficit commercial est bien réelle"
"Le meilleur moyen de protéger l'économie américaine d'un tel événement est de continuer nos politiques visant à maintenir la stabilité des systèmes financiers ainsi que la flexibilité de l'économie" a t-il rajouté.
M. Bernanke a observé que le secrétaire américain du trésor était le porte-parole de la politique américaine sur le dollar, mais aurait déclaré que la politique actuelle était de laisser les marchés décider de la valeur du dollar.
"La politique officielle des États-Unis a généralement été de ne pas intervenir sur les marchés monétaires sauf dans en cas de problème" a t-il ajouté.
La lettre, qui a été publiée par le bureau de Sherman, était en réponse à des questions que le politicien aurait suite à une présentation sur la politique monétaire devant le Financial Service committee.
Dans la lettre, Bernanke aurait également réitéré la position de la Federal Reserve voulant que le Congrès révise une exception qui permettrait à des firmes commerciales d'acquérir des banques industrielles, avertissant que des décisions sur ce dossier auraient "d'importantes ramifications" dans l'économie.
Les banques industrielles ont une Chartre, sont régulées par l'état et sont supervisées par la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC). Des entreprises commerciales pourraient les acheter parce que les lois fédérales qui interdisent aux compagnies n'étant pas des institutions financières d'avoir des activités bancaires ne les classifient pas comme des banques.
Wal-Mart, le plus grand détaillant au monde, aurait demandé à ouvrir une banque industrielle en Utah, une application présentement étudiée par la FDIC.
La question de si, ou jusqu’où le mélange du commerce et des banques devrait être permis est une décision importante et devrait être prise par le congrès" déclare Bernanke.
"La décision a d'importantes ramifications pour la structure du système financier américain et de l'économie, particulièrement dû au fait que tout mouvement à grande échelle visant à mélanger les activités financières et commerciales risque d'être irréversible" déclare t-il.
M. Bernanke aurait déclaré publiquement qu'il "conseille fortement au Congrès d'empêcher les banques et les institutions commerciales de fusionner".
Source: reuters.com - 21 Mar. 2006 (Lien)
23:20 Publié dans Économie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Politique
Commentaires
Déficit signifie débiteur qui signifie créditeur. De fait c'est le créditeur qui donne la consistance du déficit, car s'il ne considère plus son débiteur comme solvable, bien entendu il perd son crédit.
En d'autres mots, ce déficit est si important que de le considérer dans sa réalité revient à décréditer, c'est-à-dire auto-décrédibiliser le créditeur : donc le créditeur continuera à créditer le débiteur, ne serait-ce que dans sa confiance, qu'il sait pertinemment ridicule. Si le créditeur, dans ce système économique, prend vraiment conscience de la fatuité de son débiteur (ici les Etats-Unis), ce n'est pas qu'il perde de l'argent qu'il sait perdu, mais qu'il n'a plus, lui, le crédit de créditeur ; c'est ce crédit qui lui donne une consistance sociale dans ce monde de l'économie.
C'est --uniquement-- pour cela qu'on tient dur comme pot-de-terre à la dette du tiers-monde : pour conserver son crédit, c'est-à-dire sa position sociale dans le monde de l'économie.
La guerre du Golf a pour base le fait que le dictateur Saddam (on attend la fin de la dictature de l'Economie...) voulait créer une bourse au pétrole créditée en euros, dans la région du Golf : le résultat immédiat qui découlerait de sa réalisation, est le décrédit du dollar, qui est la forme de payement qui détient le plus de --confiance-- malgré sa fatuité ; ce qui induirait que les créditeurs en dollar voyaient leur débit déprécié. La dette des Etats-Unis est le --ciment-- à la fois des croyances en cette économie particulière états-unienne, et en l'Economie tout cours, qui ne restera qu'un "espoir de gain".
Cet espoir de gain trouve sa réalisation dans la --valeur-- qu'on donne aux choses, à l'activité des êtres et à leurs relations. Je peux affirmer que la guerre est une confrontation de deux formes de qu'on accorde à la valeur, suivant la confiance qu'on accorde à l'une où à l'autre ; mais ce serait oublier que l'histoire va un cours, et il s'agira donc de la guerre que fait une vieille conception de la valeur à une nouvelle. A ceci près que, dorénavant ce sera à l'Economie, qui ne tient que sur la valeur, l'espoir de gain, qu’on doit faire la guerre, et ça c’est une autre paire de manche, mais un super programme que de s’attaquer à cet espoir de gain (est-ce une maladie ? induite par quoi, alors ? Est-ce naturel, inné à l’humain ? Peut-on voir les choses autrement ? Etc.), à cette --valeur-- !
Ecrit par : kristaristeau | 28 mars 2006


