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27 mars 2006

Mont-Orford: SOS Parc Orford a l'appui de la population

Près de 3000 personnes ont joint leur voix à celle de la coalition SOS parc Orford hier pour réclamer l'abandon de la privatisation partielle de cette aire actuellement protégée. «Avec la force de la population, on peut faire en sorte qu'ils révisent leur décision, qu'ils retirent leur projet de loi spéciale et qu'ils respectent la Loi sur les Parcs», a expliqué la présidente de Memphrémagog Conservation, Gisèle Benoît-Lacasse.


Un rassemblement a lieu dimanche après-midi, devant la mairie du canton d'Orford, pour dénoncer la privatisation d'une partie du parc du Mont-Orford par Québec et la construction de copropriétés au pied des pentes. Il est organisé par la coalition SOS Parc Orford. Rassemblés devant la mairie du canton d'Orford, les opposants ont réaffirmé leur volonté de s'attaquer en priorité au projet de loi spéciale, une voie de contournement «qui permettrait de vendre des terrains qui appartiennent au public, selon Mélanie Desrochers, membre de la coalition. Pourtant, les arguments économiques invoqués pour justifier le projet n'ont pas encore été prouvés hors de tout doute».

Devant débuter à 13 h, le rassemblement a plutôt commencé avec 40 minutes de retard, tellement les gens qui se sont présentés, et qui continuaient toujours d'affluer en après-midi, étaient nombreux. Par moments, la route 141 était d'ailleurs complètement bloquée.

Clémence DesRochers, qui a pris la parole devant la foule d'opposants, a d'ailleurs promis à son père, feu Alfred DesRochers, de se battre pour protéger la montagne qu'il aimait tant. Amant de la nature, M. DesRochers avait d'ailleurs publié un recueil de poèmes primé intitulé À l'ombre de l'Orford en 1929. L'auteur-compositeur-interprète Richard Séguin a lui aussi appelé à protéger ce «trésor collectif», tandis que l'écrivaine Marie Laberge a souligné que la protection de la montagne était avant tout une question de «respect». «Respectez-nous», a-t-elle lancé à l'endroit de M. Charest. Farouche opposant au projet, le maire de la municipalité du canton d'Orford, Pierre Rodier, a pour sa part mis en garde le gouvernement contre la tentation de répondre à l'«appétit sans fin des promoteurs sans conscience» sociale.

Les opposants ont également lancé une pétition invitant les libéraux à «respecter la Loi sur les Parcs» et à «renoncer à ces projets de vente de terrain et de loi spéciale afin d'assurer l'intégrité écologique et territoriale du parc national du Mont-Orford». Selon eux, «l'intégrité des 23 parcs nationaux de la province est menacée». Ils ont ainsi recueilli plus de 7600 signatures en quatre jours. Un spectacle-bénéfice est également prévu à Sherbrooke, mais aussi une autre manifestation le 22 avril, à Montréal, dans le cadre de la journée de la Terre. Sujet controversé dans la région, la vente d'une partie de ce parc national fera l'objet d'un débat aujourd'hui, sur les ondes de Radio-Canada, entre tenants et opposants du projet.

La Chambre de commerce toujours en faveur

La Chambre de commerce et d'industrie de Magog-Orford, qui est favorable au projet, à l'instar des autres chambres de commerce de la région, a tenu un point de presse pour répondre aux arguments soulevés par les opposants. Son président, Pierre Lefebvre, a rappelé les nombreuses pertes d'emploi qui ont touché l'Estrie au cours des dernières années. Selon lui, la région aurait tort de se priver de la manne touristique que pourrait engendrer le projet.

La coalition SOS Parc Orford envisage d'autres moyens de pression, comme un spectacle bénéfice le 11 avril, à Sherbrooke, et une manifestation à Montréal, le 22 avril, dans le cadre du Jour de la Terre.

Le projet du gouvernement de Jean Charest prévoit la vente des 649 hectares que représentent les centres de ski et de golf. De cette surface, 85 hectares seraient alloués à la construction d'un hôtel et de logements en copropriété. Depuis sa présentation il y a quelques semaines, le projet a suscité une vague d'opposition des écologistes et d'une partie de la population.

Source: Inouille, SRC et Le Devoir.

Note:
Quand même le maire d'une municipalitié s'oppose à un projet "supposé" amener la prospérité... Le gouvernement devrait comprendre qu'il n'est pas le bienvenu. Plusieurs avancent que des proches du premier ministre, Jean Charest, impliqué dans la commission Gommery auraient beaucoup à gagner avec cette transaction. Le nom de Claude Boulay circule.

"Comme le révèle le webzine Inouille, il est troublant de constater que les dirigeant d’Intermont, la société qui tente de développer un projet de condos sur le Mont Orford, est dirigée (via 3428265 Canada Inc) par Paul Gobeil, ancien ministre libéral sous Robert Bourassa, ainsi que par nul autre que Claude Boulay, ancien directeur d’Everest, dont le nom est associer au scandale des commandites, au Partie Libéral du Canada et à la carière de Jean Charest."

08:10 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : actualité

Commentaires

je trouve que M. Charest ainsi que tous les têtes dirigeantes du gouvernement est entrain de vendre le Québec carrément aux autres états et provinces. Je trouve cela très (écoeurant) les prochaines générations pourront nous lire dans les livres ou registres que nous étions un peuple différent et que nous nous sommes faites envahir notre patrimoine grâce aux gouvernements qu'ON POURRAIT APPELER DE VENDU. C'est mon opinion et cela me déplait au plus point malheureusement un petit citoyen ne peut pas faire grand chose, mais comment fait-on en tant que parents ou grand-parents pour pouvoir dire à nos descendants que nous allons avoir un avenir qui nous ressemble.

Ecrit par : francine laforest | 22 avril 2006

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