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28 mars 2006

France: CPE 3 millions de manifestants

Le peuple Français cherche une autre voie que la précarisation des emplois

medium_manif_20cpe_marianne_20afp.jpgLa mobilisation du mouvement anti-CPE a connu un succès historique Mardi 28 Mars à Bordeaux, en réunissant entre 90 000 et 100 000 manifestants, lycéens, étudiants, jeunes militants, syndicats et militants politiques. Sur l'ensemble de la France, on estime à 3 millions le nombre de personnes qui sont descendus dans la rue.


En France, le contrat première embauche (CPE) est un type de contrat de travail sans limitation de durée, à destination des moins de 26 ans. Ce contrat est un contrat à durée indéterminée assorti d'une "période de consolidation" de deux ans. Celle-ci permet notamment à l'employeur de se séparer d'un salarié durant la "periode de consolidation" sans avoir à fournir de motifs de licenciement. Le premier ministre Dominique de Villepin, qui a annoncé sa création le 16 janvier 2006, espère grâce à ce nouveau contrat réduire le chômage des jeunes, dont le taux en 2006 (23%) était supérieur au taux moyen de la population (environ 9%).

Revendications

Le mouvement anti-CPE est un mouvement contestataire lancé en France aux mois de février et mars 2006, en réaction au projet de loi pour l'égalité des chances. Il utilise largement les techniques de la grève et des piquets de grève au sein des universités par les étudiants eux-mêmes.

Les coordinations d'étudiants et de lycéens et les syndicats, comme l'ensemble des partis de gauche, exigent, de la part du gouvernement de Villepin, non seulement le retrait du CPE, mais aussi l'abrogation de l'intégralité de la "loi sur l'égalité des chances" dont il fait partie, et également celle du CNE dont découle le CPE.

Historique

Le mouvement de contestation à commencé par des mobilisations d'étudiants dans les grandes villes françaises. Le mardi 7 février 2006, 520 000 personnes (selon la police et 700 000 selon la CGT) manifestent leur opposition au contrat dit de "première embauche". Certaines universités, comme l'Université de Rennes II, voient leurs étudiants se mettre en grève.

Le mouvement commence à ce moment à prendre de l'ampleur. Les étudiants organisent des "Assemblées générales" dans les amphi-théâtres des universités. Dans plusieurs, ils votent le "blocus" et empêchent la tenue des cours. Les conditions des votes, notamment à main levée, sont très critiquées par les opposants aux blocages.

Le 10 mars 2006, plusieurs dizaines d'universités (84 universités au total) étaient bloquées par des étudiants suite à des votes en "Assemblées Générales" dans les amphi-théâtres. Dans le courant du week-end, seules certaines d'entre elles sont restées le théâtre de blocages partiels ou d'occupations par une poignée d'étudiants (Toulouse-II-Le Mirail, Rennes-II, Montpellier-II et III,Nice-Sophia-Antipolis UFR de Nice et Valbonne et campus de Nice Ville II). Dans la nuit du 10 au 11, le site de la Sorbonne a été évacué par les forces de l'ordre avant la fin de la troisième nuit de son occupation par des étudiants réclamant l'abrogation de la loi. La Sorbonne, une partie de la place et des rues adjacentes sont interdites d'accès par les CRS depuis le 11 mars.

À la suite des blocages des universités, plusieurs Présidents d'universités se rangent du côté des manifestants en demandant la suspension ou le retrait du contrat. Ils souhaitent que le dialogue reprenne afin de lever les blocus qui empêchent la tenue des cours.

Pourquoi le CPE

Selon une étude économétrique publiée par Pierre Cahuc et Stéphane Carcillo, membres du Conseil d'analyse économique de l'université de Paris I-Sorbonne, le Contrat nouvelle embauche pourrait entraîner la création 70.000 emplois supplémentaires à l'horizon de 10 ans tout en augmentant l'instabilité du travail et "une légère détérioration des conditions de vie des demandeurs d'emplois, équivalente à une diminution de 0,47% du revenu."

Le gouvernement Villepin tient absollumenet à diminuer les contraintes reliées à l'embauche et croit que cela diminuera le chômage en France. Mais toute la crise politique est après ce transfromer en un combat entre le premier ministre et son Ministre de l'intérieur Nicolas Zarkosys.

Source: Libération, Le Monde, AFP. Wiki et Marianne.

13:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales

Commentaires

Le chiffre des 3 millions provient des syndicats eux-mêmes. Les services de polices estiment qu'il y en avait qu'un million.
Étant donné que les deux ont tort, coupons la poire en deux, cela fait 1,5 million...

L'information oui, pas la désinformation

Ecrit par : Max | 29 mars 2006

Les jeunes français et françaises ont peut-être raison de contester le CPE, et Sharon Stone lors de sa visite en France a elle même appuyé les manifestants.

Il est cependant étrange, que les CPE donnent des idées aux américains, puisque semblerait-il, 4 congressman démocrates vont déposer un projet de loi qui ressemble au CPE, dans le but dit-on de créer des milliers d'emplois.

Les congressman auraient même l'appui de certains républicains.

http://usa.blogs.liberation.fr/2006/04/le_cpe_dbarque_.html

Ecrit par : Lawrence | 01 avril 2006

Le problème de la France, c'est qu'elle est dans une crise totale, que rien n'y fait pour lui permettre de s'en sortir.
alors le problème avec tous ces chers compatriotes (je suis française) et bien c'est que malheureusement, on préfère manifester contre des solutions plutôt que d'essayer de les appliquer.
Chaque nouvelle résolution est sujette à manifestation...

Je file un lien vers un site d'une université française, où on montre bien que cette grève perd de la légitimité, notamment par les moyens mis en place...
http://blokeursquatteur.blogourt.fr/

Ecrit par : Miss Tine | 03 avril 2006

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