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28 mars 2006
Le Conseil de l'Unité canadienne s'accroche
Malgré le scandale des commandites et Option Canada
Le Conseil de l'unité canadienne (CUC) veut se battre pour sa survie, même si le gouvernement fédéral a décidé de lui retirer son financement. Les fonds provenant d'Ottawa représentaient 80 % du budget annuel de 16 millions de dollars du CUC. L'organisme employait 80 personnes au pays, dont 21 à Montréal.
En entrevue au quotidien The Gazette, le porte-parole de l'organisme, Peter Cowan, a indiqué que le CUC étudiait maintenant la possibilité de se tourner vers le secteur privé pour poursuivre ses opérations. « Une chose est claire, nos dirigeants et les personnes qui nous appuient au Canada ne veulent pas mettre la clé sous la porte », a-t-il dit.
Activités suspectes
Le CUC est sur la sellette pour avoir mis sur pied Option Canada, un organisme paravent doté d'un budget de 5 millions de dollars, lors de la campagne référendaire de 1995 au Québec. Le directeur général des élections du Québec a d'ailleurs ouvert une enquête, non publique, sur Option Canada, à la suite de la publication d'un livre détaillant des dépenses illégales effectuées par l'organisme pour promouvoir le non au référendum de 1995.
Le Conseil de l'unité canadienne a été abolie par le nouveau premeir ministre du Canada Stephen Harper.
Créé en 1964, le CUC se présente comme une organisation non partisane faisant la promotion de la dualité canadienne. Ses activités comprennent notamment de la recherche, des rencontres, des conférences et un programme d'échange pour étudiants. Au moment de ses agissements, le groupe était composé de différents hommes d'affaires et organisateurs politiques de trois partis politiques fédéralistes: Le Parti Libéral du Canada, le Parti Libéral du Québec et le Parti progressiste-conservateur du Canada. Le président d'Option Canada était Claude Dauphin, un proche collaborateur de Paul Martin lorsqu'il était ministre des finances.
Les Secrets d'Option Canada
L'ouvrage de Normand Lester et de Robin Philpot, Les Secrets d'Option Canada (2006), décrit les agissements et les ramifications de cet organisme. L'écriture de ce livre commence par un appel au public de Normand Lester dans l'articles du journal Le Devoir en date du 21 avril 2005 et intitulé Il faut aussi une enquête publique sur les magouilles référendaires. Quelques temps plus tard, sous le couvert de l'anonymat, un fonctionnaire contacte Lester et lui remet une caisse contenant des documents incriminants. La presque totalité des preuves exposées dans le livre sont tiré de ces fameux documents : des lettres de correspondances, des photocopies de chèques et des factures.
Le 13 janvier 2006, le Directeur général des élections du Québec, Me Marcel Blanchet, a annoncé la nomination de l'honorable Bernard Grenier, un juge à la retraite de la cour supérieur du Québec, comme commissaire en charge d'examiner les documents fournis par Normand Lester.
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