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05 avril 2006

Zoo de Québec et Mont-Orford: Soupçon de conflit d'intérêt sur Jean-Charest

Charest envoie une mise en demeure à Agnès Maltais

Jean Charest et l'ancien ministre libéral Marc-Yvan Côté menacent la députée péquiste Agnès Maltais de poursuite judiciaire pour diffamation. Ils demandent que la député rétracte son affirmation à l'effet que le premier ministre du Québec et l'organisateur politique libéral seraient impliqués dans des tractations concernant la vente possible des terrains du zoo de Québec.

Le premier ministre a choisi l'avocat Jacques Jeansonne pour le représenter dans ce dossier. L'opposition officiel y voit également un conflit d'intérêt puisque Me Jeansonne est également l'avocat du groupe Mont-Orford Inc qui projette d'acheter l'aire protégé du Mont-Orford.


Jean Charest et Marc-Yvan Côté reprochent à la députée de Taschereau d'avoir laissé entendre que le premier ministre avait cédé à des pressions de M. Côté pour favoriser la vente de terrains du zoo à des tiers.

C'est jeudi dernier que Mme Maltais a tenu les propos qui ont soulevé la réaction du premier ministre Charest et l'ancien ministre Côté. À l'Assemblée nationale, puis devant la presse par la suite, elle avait donné à entendre que «concernant la vente ou la cession de terrains du Jardin zoologique, des discussions avec le Groupe Roche, par l'intermédiaire de Marc-Yvan Côté, ont eu lieu avec le cabinet du premier ministre».


Jean Charest affirme que les déclarations de Mme Maltais sont inacceptables. «Le salissage, ce n'est pas un programme politique», a déclaré le premier ministre à l'Assemblée nationale à l'égard de Mme Maltais.

Marc-Yvan Côté un collaborateur important du PLQ

Marc-Yvan Côté est impliqué auprès du parti Libéral provincial et fédéral depuis des années. Il a été ministre Libéral provincial, sous Bourrassa, militant de longue date et organisateurs politiques à différents moments pour le parti. Sa mise en demeure conjointe avec Charest le ramène à l'avant plan après que son nom est circulé dans plusieurs scandales politiques ayant secoué les différents paliers gouvernementaux dans les derniers mois.

Pointé du doigt dans le rapport Gomery, pour la célèbre affaire de corruption des commandite, l'ancien ministre Libéral du Québec, Marc-Yvan Côté, a été banni à vie du PLC par l'ancien premier ministre du Canada, Paul Martin. Selon le rapport du juge Gommery, il aurait accepté 120 000 $ en argent liquide pour distribuer aux candidats libéraux lors du scrutin de 1997. Une opértation illégale en vertu de la loi électorale canadienne et québécoise.

Zoo de Québec

Le ministre Despré a annoncé la semaine dernière, après 75 ans d’activité, la fermeture définitive du zoo de Québec. Selon les prévisions celui-ci se dirigeait vers un déficit de 1,2 millions de dollars pour l’années en cours.

La fermeture entraînera des coûts de 23 millions et a été déclarée malgré la forte opposition de la Ville de Québec, de la population et des principaux acteurs régionaux qui ont soumis plusieurs propositions au ministre pour sauver le zoo.

À la vieille du 400ième anniversaire de la Capital nationale, cette fermeture laisse une grande partie de la population perplexe. Le zoo avait été rénové au coût de 60 millions de dollars par l’administration péquiste précédente. Les revenus générés par les entrées des visiteurs assuraient sont auto-financement à 50%, alors que la moyenne des musées Québécois s’autofinance à seulement 32%.

Plusieurs rumeurs ont circuler à l’effet que le ministre avait eu des pourparlers avec des gens d’affaires pour vendre les terrains du zoo avant même sa fermeture.

Au sujet des deux mises en demeure, le député péquiste Stéphane Bédard affirme que M. Charest «joue les vierges offensées», mais qu'en utilisant le même avocat, il renforce «l'impression de proximité inquiétante et malsaine qui existe entre le premier ministre et son entourage, et les promoteurs de la vente du mont Orford».

Mont-Orford une autre opération contestée

Le gouvernement de Jean Charest prévoit organiser la vente au privé des 649 hectares de l’aire protégée du Mont-Orford pour permettre à des promoteurs de construire un hôtel et des condos. Un projet qui déclenche une vive opposition puisque 76 % des Québécois s'opposent au démantèlement d’une partie de l’aire protégée pour permettre la vente du centre de ski et du terrain de golf. Le maire de Orford organise d’ailleurs une résistance de tous les instants avec une majorité des résidents de la région opposé à la privatisation. Claude Boulay, ancien président d'Everest, est un autre nom souvent cité à la commission Gommery - et proche de Jean Charest - qui se retrouverait mêlé au dossier du Mont-Orford puisqu'il serait du groupe mené par Claude Gobeil qui projetterait de se porter acquéreur du site.

00:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique

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