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01 mai 2006

« Quand le travail n'empêche plus d'être pauvre »,

Plus de 341 000 travailleurs montréalais, soit 40 % de la main-d'oeuvre de la région, doivent se contenter de revenus annuels inférieurs à 20 000 $. C'est du moins ce qu'indique un document intitulé « Quand le travail n'empêche plus d'être pauvre » et publié par le Forum régional sur le développement social en cette Journée internationale des travailleurs.

Pour bien des Montréalais, il ne suffit plus de travailler pour éviter le piège de la pauvreté.


Comme le souligne le président de la Conférence régionale des élus de Montréal, Claude Dauphin, l'organisme dont relève le Forum, ce qui est encore plus inquiétant, c'est que ce nombre tend à s'accroître.

Les responsables de l'étude estiment que l'accroissement du travail atypique et l'érosion constatée depuis quelques années des différents mécanismes de protection sociale contribuent à accélérer le processus d'appauvrissement.

L'ampleur du phénomène s'explique notamment par l'accroissement du travail atypique et l'affaiblissement du système de protection sociale. Entre 1979 et 1998, alors que le coût de la vie a augmenté de 127 %, le salaire minimum ne s'est accru que de 98 %.

L'écart entre les riches et les pauvres s'accroît

Si l'écart entre les riches et les pauvres s'accroît inexorablement, l'étude du Forum démontre que ce sont les jeunes, les femmes à la tête de familles monoparentales, les individus sous-scolarisés et les membres des minorités visibles qui sont les plus touchés.

Les catégories de personnes les plus affectées sont celles qui sont sous-scolarisées : à Montréal 205 000 adultes n'ont pas complété leur neuvième année d'études et parmi les chefs de famille monoparentale, 36 000 sont rémunérées au salaire minimum.

Ainsi, à Montréal, par exemple, 57 % des travailleurs noirs occuperaient des emplois à temps partiel ou saisonniers.

L'étude note aussi que le nombre des personnes qui vivent cette situation tend à s'accroître et que l'écart entre leurs revenus et ceux des mieux nantis se creuse.

Montréal 22ième sur 22 villes nord-américaine

D'ailleurs, Montréal n’est plus le symbole du succès économique de ces dernières années. Selon l’Organisation de coopération et de développement économique, la métropole, parmi les 22 villes de deux millions d’habitants et plus en Amérique du Nord, se classait en 2003: 22e rang sur 22 pour son niveau de vie et pour sa performance économique.

De plus, en mars dernier, le grand Montréal a enregistré le taux de chômage le plus élevé de tous les centres urbains canadiens...

Source: Canoe, SRC et Cyberpresse.

12:45 Publié dans Économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

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