11 mai 2006

Dossier pétrole: Est-ce que les experts pétroliers nous induisent en erreur? [Partie 12]

gaz-naturel
La figure ci-dessus présente la progression des prédictions de la production de gaz naturel en Amérique du Nord entre 2002 et 2006. La période de la prédiction est entre 2002 et 2030, avec une graduation à toutes les deux années (nous nous excusons pour la pauvre qualité du texte sur les abscisses).
Sur l'axe des Y, on a la production gazière en Tera cubic feet (Tera désigne 10^12). Les unités ne sont pas réellement importantes dans cette analyse spécifique.

Cette analyse a été conduite en étudiant les rapports de la Energy Information Agency qui est placée sous le département de l'énergie aux États-Unis. Chaque rapport, produit entre 2002 et 2006 a été étudié, et les données ont été extraites et placées sur le même graphe afin d'étudier la variation dans leur prédictions.

En 2002
En remarque qu'en 2002, les projections de croissance de la production gazière sont très optimistes, avec une forte croissance entre 2002 et 2020. La courbe trace pratiquement une droite et la production passerait de 23 Tcf à 33.5 Tcf, une augmentation de 45 % sur 18 ans, ce qui est très respectable.

Lire la suite

01:50 Publié dans Dossier , Énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

10 mai 2006

Dossier pétrole: Les exportations de l'OPEP ont t-elles plafonné? [Partie 11]

medium_opec_production_stack_feb06.jpg
Voici un graphique de la production pétrolière quotidienne des pays de l'OPEP entre janvier 2002 et février 2006. On remarque une augmentation relativement constante entre mars 2002 et août 2005. Cependant, après août 2005, la production semble décliner à un rythme supérieur au rythme d'augmentation de la production entre 2002 et 2005.

On remarque également une baisse subite de la production pétrolière de l'Irak en 2003, une baisse entièrement attribuée à l'offensive américaine sur le régime de Saddam Hussein. La production prit environ un an pour revenir à des niveaux similaires à ceux enregistrés avant l'offensive.

L'Algérie, l'Iran l'Indonésie le Nigéria et l'Arabie Saoudite semblent être les pays ayant le plus accru leur production pétrolière sur la période entière. Tout pourrait sembler beau sauf que la consommation continue d'augmenter à un rythme de 1 à 2 % par année. Assumant une production mondiale de 85 millions de barils par jour, nous obtenons une augmentation de la demande de l'ordre de 850 000 barils par jour dans le meilleur des cas.

Lire la suite

03:50 Publié dans Dossier , Énergie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales

07 mai 2006

Dossier pétrole: Qui devra diminuer sa consommation pétrolière? [Partie 10]

medium_t24_usage_change.6.jpg
Figure 2.4: Variation de la consommation pétrolière sur trois ans
Dans le futur, les exportateurs net de pétrole recevront probablement un coup de pouce économique à cause du prix élevé du pétrole, et ceci en retour pourrait mener à une augmentation (ou à une baisse de la réduction) de la consommation pétrolière interne comparativement aux autres pays.

Lire la suite

15:30 Publié dans Dossier , Énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales

Dossier pétrole: L'OPEP incapable d'augmenter la production pétrolière? [Partie 9]

medium_pompe.jpgVoici un article très intéressant par le journal Le Monde (Lien). L'OPEP semble donc impuissante à augmenter la production. L'OPEP représente environ 40 % de la production mondiale, mais ceci soulève un bon nombre de questions: A t-on la capacité d'augmenter la production indéfiniment? A t-on encore la capacité d'augmenter la production? (L'OPEP a t-elle encore un rôle?)

Lire la suite

13:10 Publié dans Dossier , Énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales

01 mai 2006

Dossier pétrole: Les pays en "développement" gèrent t-ils leurs ressources énergétiques de manière efficace? [Partie 8]

flare1Est-ce que les pays en "développement" utilisent leurs ressources de manière efficace? Ont t-ils les fonds nécessaires à la constructions d'infrastructures visant à préserver la production pétrolière et gazière? Ont t-ils les moyens de récupérer le gaz naturel provenant de leurs opérations pétrolières et de le gazéifier et de le vendre? Est-ce que ceci constitue un des plus grands gaspillages imaginables?
Ceci est le brûlage de gaz naturel provenant d'exploitations pétrolières au Nigéria. Les flammes qui sont visibles sont actives jour et nuit, 365 jours par année.

Lire la suite

22:25 Publié dans Dossier , Énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

Dossier pétrole: Quels pays produisent/exportent le plus? [Partie 7]

Oil-pyramidAlors que l'OPEP s'admet impuissante par rapport au prix du pétrole, un débat rage quant à savoir qui contrôle le marché pétrolier. Selon la loi du marché, c'est tout le monde et c'est personne en même temps. La grande majorité des pays produisent le plus de pétrole qu'ils peuvent en ce moment avec pratiquement tout ce qui est disponible; méthodes d'extraction avancées, injection d'eau saline, plateformes en eau profonde, pétrole arctique, sables bitumineux, etc. L'OPEP a même admis être aux limites de sa capacité de production, tout comme les gros producteurs tels que l'Arabie Saoudite, le Vénézuéla, le Canada, les États-Unis, la Russie, etc. Il y a donc peu de jeu dans le système.

Quels pays contrôlent la production pétrolière?

Lire la suite

22:10 Publié dans Dossier , Énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

Dossier pétrole: Comment se portent les inventaires? [Partie 6]

days-of-inventory.gifComme l'ont recensé certains sites web, il y aurait une certaine corrélation entre le support populaire de George W. Bush et le prix du pétrole (Lien). Alors que la comparaison est facétieuse, elle souligne un problème plus large pour l'économie américaine et mondiale: le produit intérieur brut (PIB) est directement relié à la consommation d'énergie. L'énergie est donc centrale pour nos économies et même si elle ne représente que 2.6 % du PIB mondial, elle est centrale à tout ce que nous faisons.

Lire la suite

21:45 Publié dans Dossier , Énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales

24 avril 2006

Dossier pétrole: Analyse des prix entre 1986 et 2006 [Partie 5]

medium_oil_drop.jpgVoici un graphique (Figure 1) montrant la progression du coût du baril de pétrole en fonction du temps. L'échelle va de la fin 1986 à avril 2006, soit environ 20 ans. Certains argumenteront que le prix du pétrole n'a pas réellement augmenté, mais que c'est la valeur du dollar américain qui a baissé. Il est vrai que le dollar US a baissé dans les dernières années à cause d'une myriade de facteurs (augmentation trop rapide de la masse monétaire, compétition avec l'euro comme monnaie de réserve, déficits budgétaires et commerciaux toujours grandissants, perte de confiance en l'économie américaine, boycott de pays arabes, etc. Ces facteurs ne comptent que pour une petite partie de l'augmentation du prix de la ressource.

Cet article comprend de nombreuses figures

Lire la suite

01:45 Publié dans Dossier , Énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

Dossier pétrole: La Fin de l'ère pétrolière (NYTimes) [Partie 3]

medium_oil_drop.jpgLorsque le président Bush a déclaré dans son discours sur l'État de l'Union que l'Amérique devait se débarasser de sa "dépendance au pétrole", il a présenté des arguments principalement sur le terrain de la sécurité nationale. Cette stratégie de sécurité nationale reposerait sur le besoin de se libérer de sa dépendance envers des régions du monde volatiles pour son approvisionnement énergétique. Il a oublié de mentionner deux autres bonnes raisons pour redevenir sobre. Les deux sont au moins aussi pressantes que la sécurité nationale.

L'une d'entre elle est le changement climatique. Ceci n'est pas un point qui semble préoccupper M. Bush. Mais il n'y a plus de doute auprès de la communaité scientifique que la terre se réchauffe, et que l'augmentation de la température atmosphérique a déjà endommagé certains écosystèmes fragiles, et que notre seul moyen de défense contre des conséquences encore plus graves est d'utiliser moins de combustibles fossiles - ce qui signifie, entre autres, utiliser moins de pétrole.

La deuxième raison est tout aussi déconcertante, alors qu'elle ne commence qu'à reçevoir l'attention qu'elle mérite. L'âge du pétrole - plus de 100 ans de croissance économique époustouflante rendue possible par la disponibilité de pétrole à bas prix - pourrait être en train de se terminer sans qu'on ne l'ait réalisé.

Lire la suite

00:05 Publié dans Dossier , Énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales

Dossier pétrole: La Fin de l'ère pétrolière (NYTimes) [Partie 4]

medium_oil_drop.jpgLe rapport "International Energy Outlook" de 2005 produit par la Energy Information Administration américaine est intéressant sur ce point. Au cours des prochaines deux décennies, la consommation pétrolière est projetée d'augmenter de plus de 50 pourcent, d'environ 84 millions de barils par jour à environ 119 millions de barils en 2025. La consommation américaine, à elle seule, est projetée d'augmenter de 20 millions à 30 millions de barils par jour, le quart de la consommation mondiale. Mais les consommateurs les plus assoiffés du monde seront les géants asiatiques, particulièrement la Chine, qui devrait quadrupler le nombre de voiture sur ses routes dans les prochaines 20 années et dont les besoins pétroliers devraient augmenter d'un minimun de 3.5 pourcent par année, bien au-dessus de la moyenne mondiale. Est-ce que l'offre peut suivre? Est-ce que l'Arabie Saoudite peut nous fournir le pétrole dont nous avons besoin?

Lire la suite

00:05 Publié dans Dossier , Énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales

22 avril 2006

Dossier pétrole: Une situation apparemment incompréhensible? [Partie 2]

medium_oil_drop.jpgVoici un article inspiré du Globe and Mail, un journal Canadien. Blâmez l'Iran. Ou si vous préférez pointez George W Bush du doigt, les environnementalistes, l'ouragan Katrina, les compagnies pétrolières ou les spéculateurs boursiers - peu importe qui ils soient.

Les automobilistes trouveront de nombreux coupables, réels ou imaginaires de l'augmentation du prix du pétrole. Mail il y a également beaucoup de pétrole et d'essence. Contrairement aux chocs pétroliers des années 1970, il n'y a pas de files d'attente aux stations-service, pas d'embargos, pas de pénuries pour expliquer le fait que le prix du pétrole brut ait fracassé d'autres records en touchant $72.17 le baril.

Lire la suite

12:30 Publié dans Dossier , Énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

Dossier pétrole: Que se passe t-il? [Partie 1]

medium_oil_drop.jpgLe prix du pétrole brut s'est envolé. Il a atteint un niveau record de $75.30 vendredi le 21 avril 2006. Que se passe t-il? Pourquoi est-ce que cela se produit maintenant? Qui est responsable? Combien de temps est-ce que ceci risque de durer? Est-ce que les prix vont diminuer? Que devrait t-on faire pour s'y adapter ou pour changer la situation? Quel sera l'impact sur l'économie? Sur les relations internationales?

Ce sont toutes des questions auxquelles nous tenterons de répondre en vous fournissant le plus d'information possible, avec les chiffres lorsque possible afin de vous permettre de vous faire votre propre opinion.

Le choc pétrolier est probablement une des plus grandes menaces et une des plus grandes opportunités pour changer les façons de faire, de réellement imbriquer le développement durable dans nos sociétés (une réduction dans la consommation énergétique signifie probablement une réduction dans la production de gaz à effet de serre). Nous verrons bien de quel côté pencheront nos décideurs élus.

L'équipe d'Echo-Actu

Dossier pétrole:
Voir la section dossiers

12:25 Publié dans Dossier , Énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales

24 mars 2006

Le côté sombre de l'ascension de la Chine - Partie 3 de 4

medium_chine-parlement.3.jpgL'économie chinoise n'est pas simplement inefficace: elle est devenue une victime d'un capitalisme sauvage exhibant des caractéristiques chinoises - le mariage entre le pouvoir établi et l'accumulation illicite de richesses. Les secteurs les plus corrompus de la Chine, tels que la génération d'électricité, le tabac, les banques, les services financiers et les infrastructures sont tous des monopoles contrôlés par l'état. Rien de tout ceci n'est nouveau bien sûr. Par exemple, les magnats russes ont pillé les ressources naturelles de leur pays avec impunité. La Chine, au moins, a de réels entrepreneurs privés ayant bâti des compagnies prospères. Cependant, les magnats chinois connectés politiquement ont fait un carton du boom immobilier; près de la moitié des membres de la liste Forbes des 100 personnalités les plus riches de Chine en 2004 étaient des développeurs immobiliers.

Lire la suite

13:55 Publié dans Dossier | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : actualité

22 mars 2006

Le côté sombre de l'ascension de la Chine - Partie 2 de 4

medium_chine-parlement.3.jpgCependant, les tentacules étatiques sont enroulés de manière encore plus serrée que les chiffres ne le suggèrent. Premièrement, Beijing continue de posséder la majorité du capital. En 2003, l'état aurait contrôlé environ $1.2 trillions de capital ou près de 56 % des actifs industriels du pays. Deuxièmement, l'état demeure un état Léniniste, bien installé aux commandes de l'économie: Il n'est soit monopolistique ou un joueur dominant dans les secteurs les plus importants, incluant les services financiers, le système bancaire, les communications, l'énergie, l'acier, l'automobile, les ressources naturelles et les transports.

Lire la suite

14:55 Publié dans Dossier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales

18 mars 2006

Analyse: Est-ce que plus est mieux? L'argent/énergie font-ils le bonheur?

medium_fig2.jpgLa déplétion des ressources naturelles est un des multiples symptômes d'une planète sur-exploitée. Notre pulsion instinctive pour toujours avoir plus, couplée avec une population mondiale grandissante suggère qu'une limite finie à la croissance sera éventuellement atteinte, si elle ne l'a pas déjà été.

Dans les discussions concernant la sur-exploitation des ressources, notamment les ressources énergétiques, il est souvenant implicitement assumé que nous DEVONS remplacer l'énergie qui sera perdue (à cause du déclin dans la production pétrolière mondiale) afin de maintenir notre niveau de vie et d'être heureux. En effet, il semblerait que la plupart de nos efforts actuels sont orientés vers la comparaison/découverte de nouvelles alternatives énergétiques. De plus, les experts du côté de la demande étudient l'efficacité, le co-voiturage, les journées de 4 jours, etc. Le but de cet article est d'examiner la question suivante: Quelle est la nécessité de constamment augmenter notre consommation énergétique? À quoi sert-elle, si ce n'est pour nous rendre heureux?

Lire la suite

12:25 Publié dans Dossier , Économie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique

17 mars 2006

Le côté sombre de l'ascension de la Chine - Partie 1 de 4

medium_chine-parlement.3.jpgLe boom économique chinois a ébloui les investisseurs et captivé le monde entier. Cependant, au-delà des nouveaux gratte-ciel et des usines se trouve une corruption rampante, du gaspillage à grande échelle et une élite ayant peu d'intérêt à améliorer les choses. Oubliez les idées de réforme politique. Le futur de la Chine sera le délabrement et non pas la démocratie.

La seule chose qui grandit plus rapidement que la Chine est l'excitation à propos de la Chine. En janvier, le PIB de la Chine aurait excédé celui de la Grande-Bretagne et de la France, faisant de la Chine la quatrième puissance économique mondiale. En décembre, il aurait été annoncé que la Chine aurait remplacé les États-Unis en tant que plus gros exportateur de biens technologiques. De nombreux experts prédisent que l'économie chinoise ne sera surpassée que par les États-Unis en 2020, et la surpasser dès 2050.

Lire la suite

11:40 Publié dans Dossier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique

02 mars 2006

Québec: Le clan Charest a organisé la nomination de 1556 personnes reliées au parti en moins de 3 ans

Un flot de nominations partisanes inégalées dans l'histoire du Québec

Le journal de Montréal révélait aujourd'hui, qu'il n'y a pas qu'à la direction de la Société des alcools où le copinage libéral est la norme pour les nominations. Depuis leur arrivée au pouvoir, les libéraux ont placé leurs amis - et surtout les contributeurs à leur caisse électorale - dans les sociétés d'État et les organismes parapublics. Dans neuf organismes scrutés par le Journal, les libéraux ont nommé leurs amis dans 68 pour cent des cas. Depuis sa formation, le cabinet des ministres libéral a procédé à la nomination de 1556 personnes à 1999 postes divers qui se sont ouverts, certains cumulant plusieurs fonctions.

Ces révélations, font suite au remaniement tumultueux du cabinet des ministres orchestré par le premier ministre Jean Charest plus tôt cette semaine.

Lire la suite

09:20 Publié dans Dossier , Économie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Politique

26 février 2006

Vidéo: Vidéo de l'armée sur l'uranium appauvri - tout ce qu'il faut savoir

Entre octobre et décembre 1995, le projet de l'armée américaine sur l'uranium appauvri aurait complété une série de vidéos d'entraînement et de manuels sur les munitions à uranium appauvri. Le programme d'entraînement aurait été développé suite aux recommandations du General Accounting Office en janvier 1993 déclarant que l"Armée n'était pas adéquatement préparée à faire face à des cas de contamination à l'uranium appauvri.

Le matériel était destiné à instruire les soldats américains sur l'utilisation et les risques des munitions à uranium appauvri. De plus, le programme donnait des instructions aux soldats réparant et récupérant des véhicules contaminés par de l'uranium appauvri.

Lire la suite

16:35 Publié dans Dossier , Environnement , Militaire , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

Les États-Unis conduisent des essais nucléaires sous-critiques

Le département de l'énergie a confirmé que les États-Unis auraient conduit un essai nucléaire sous-critique dans un site souterrain au Nevada jeudi dernier.

L'essai avait pour but d'amasser des données scientifiques cruciales au maintien de la sécurité et fiabilité des armes atomiques sans avoir à conduire de réels essais nucléaires souterrains aurait déclaré le département.

Certains groupes anti-nucléaires croient que l'administration Bush tenterait d'accélérer ses efforts de développement de nouvelles armes atomiques par le biais de tels essais.

Lire la suite

14:00 Publié dans Dossier , Militaire , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

Analyse: L'hyper-espionnage de la NSA: Le programme de la Total Information Awareness

medium_tia.jpgUn programme anti-terroriste controversé qui aurait été arrêté par les politiciens américains il y a plus de deux ans à cause de plaintes de groupes de défense de la vie privée n'aurait été arrêté que sur papier. En effet, le programme aurait tranquillement continué à l'intérieur de l'agence de renseignements secrets et ferait maintenant face à des accusations de violation de la vie privée des citoyens américains.

Lire la suite

04:55 Publié dans Dossier , Militaire , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

24 février 2006

Cyberpresse et Powercorporation aiment la SAQ

Les rumeurs de privatisation animent l'attention que porte cyberpresse à la SAQ

medium_cyberpresse.jpg Depuis quelques jours la Société des alcools du Québec attire l'attention des grands médias et fait quotidiennement la une des journaux. Accusations contre le conseil d’administration, transactions douteuses, V-P congédiés, déclaration du Ministre des finances Audet, attaque de l'ADQ contre le pdg, puis commission d'enquête... la SAQ accuse une forte perte de crédibilité et les rumeurs de privatisation fussent de partout. L'intérêt pour la privatisation dans l’opinion publique coïncide justement avec une avalanche d’article provenant du Quotidien La Presse. Depuis le début de 2006, c’est plus de 40 articles, chroniques, billets et textes d’opinion concernant la SAQ qui ont été publié sur le site cyberpresse.ca.

Lire la suite

14:25 Publié dans Dossier , Économie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

Une bourse norvégienne - en Euros - pour le pétrole?

Le directeur de la bourse, Sven Arild Andersen en a assez que le pétrole norvégien soit échangé à Londres et voudrait une bourse norvégienne pour les marchandises et l'énergie.

M. Anderson croit que la Norvège possèderait les pré-requis essentiels à l'établissement d'une bourse énergétique norvégienne ou scandinave.

Lire la suite

05:20 Publié dans Dossier , Économie , Énergie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales

16 février 2006

Une brève histoire de l'âge nucléaire - Troisième partie

Si près

Reagan vint très près de réaliser la vision de Truman concernant le désarmement dans une rencontre au sommet avec le président de l'URSS Mikhail Gorbachev en Islande en 1986. Ses conseillers l'auraient retenu, déclarant que le programme anti-missile Star Wars fonctionnerait et qu'il ne devrait pas l'abandonner, même si cela signifiait perdre une chance d'éliminer toutes les armes atomiques. Ce fut un terrible conseil.

Avec des systèmes anti-missile qui ne fonctionnent toujours pas à ce jour, malgré un investissement d'environ 150 milliards de dollars et aucun traité limitant son développement, Reykjavik fut tristement une des grandes opportunités manquées lors dernières décennies.

Pendant 60 ans, nous avons suivi le chemin sinueux qui nous conduit, encore une fois, au bord du désastre. Les États-Unis et la Russie ont toujours des milliers de têtes nucléaires en alerte constante. Les stocks d'armes nucléaires dans des dizaines de pays ne sont pas sécurisés et pourraient tomber entre les mains de terroristes. Des pays comme l'Iran pourraient invoquer leur droit de développer un programme nucléaire civil qui pourrait avoir des applications militaires.

Encore une fois, nous nous tenons à une intersection cruciale. Mais, alors que notre chemin il y a 60 ans était obscurci par la menace de la puissance soviétique, le climat politique actuel permet beaucoup plus de liberté de mouvement.

Consensus grandissant


L'effort international contre la prolifération nucléaire est plus fort que jamais. La plupart des 183 pays sans armes nucléaires membres du TNP croient que le traité dit: Nous devrions éliminer les armes atomiques.

Soixante-six pourcent du public américain croirait de même. Il y a d'autres bonnes nouvelles. Le monde a moins d'armes atomiques et de missiles balistiques qu'il y a 15 ans et moins de pays ont ou envisagent des programmes nucléaires. De plus en plus de dirigeants militaires et politiques reconnaissent l'utilité limitée des armes atomiques.

Un programme nucléaire en six étapes.

Un large consensus existe sur les éléments au coeur d'un programme de sécurité nucléaire:


* Faire respecter les engagements de Non-prolifération
* Sécuriser tout ce qui puisse être utilisé dans des armes atomiques
* Réduire la valeur symbolique et stratégique des armes atomiques
* Arrêter les transferts illégaux de technologie
* Résoudre les conflits sous-jacents
* Inclure Israël, l'Inde et le Pakistan dans le traité

Comme le décrit le rapport de Carnegie "Universal Compliance", de nombreux programmes permettant d'accomplir ces étapes sont déjà en place. Tout ce qui manquerait est la volonté politique de les implémenter.

Aller de l'avant

Nous pouvons étudier le contenu des premières propositions de Truman. Ces propositions visaient à coupler l'élimination des armes atomiques avec une application stricte des efforts de non-prolifération. Nous pouvons maintenant joindre une réduction des forces atomiques avec des barrières plus importantes aux pays quittant le TNP et une réforme significative de la manière dont le combustible nucléaire est distribué.

Nous pouvons apprendre de notre histoire, afin d'éviter de répéter les mêmes erreurs, et cette fois prendre la bonne voie vers la sécurité nationale et une paix durable.


Deuxième partie
Première Partie



Source: Theglobalist.com - 13 déc. 2005
Source de l'image: silverdragon53.tripod.com

13:35 Publié dans Dossier , Militaire , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales

15 février 2006

Une brève histoire de l'âge nucléaire - Deuxième partie

être utilisée exclusivement dans la destruction d'installations physiques à usage militaire ou paramilitaire. Son utilisation pousse encore plus loin que ne l'a fait la bombe atomique, la politique d'extermination des populations civiles". Le comité croyait que même si les Soviétiques développaient la bombe à hydrogène, les États-Unis pourraient les dissuader de l'utiliser avec des armes à fission.

Avertissements scientifiques

La vision des scientifiques n'eut pas raison. Les États-Unis testèrent leur première bombe à hydrogène en novembre 1952, avec une charge de 10.4 mégatonnes - pratiquement mille fois plus puissante que la bombe à fission qui aurait détruit Hiroshima. Comme c'était à prévoir, les Soviétiques testèrent leur première bombe à fusion un an après en août 1953.

Albert Einstein aurait écrit dans le Bulletin of Atomic Scientists "L'idée d'obtenir la sécurité via l'armement national est, dans l'état actuel des connaissances militaires, une illusion désastreuse. La course aux armements entre les États-Unis et l'URSS, initialement supposément de manière préventive, assume un comportement hystérique".

États-Unis de la peur

Durant les années '50, la course aux armements aurait rendu les États-Unis plus vulnérables, et non pas moins. L'armement nucléaire des États-Unis aurait grandi de moins de 400 bombes en 1950 à plus de 20 000 en 1960, incluant 10 000 nouvelles bombes nucléaires "tactiques" pour usage sur le champ de bataille. Similairement, l'arsenal aurait grandi d'environ 5 têtes nucléaires en 1950 à près de 1 600 en 1960.

Les États-Unis étaient en avance, mais terrorisés. Tout le monde de ma génération se rappelle exercices où nous devions nous accroupir et nous protéger la tête à l'école, les tests des sirènes indiquant des raids aériens et le système de diffusion de la défense civile. Les peurs de la nation furent bien illustrées dans des livres et films populaires des années '50 tels que "On the Beach", "Fail-Safe" et "Dr. Strangelove".

Tout comme l'avaient prédit les scientifiques nucléaires, la supériorité numérique des armes n'apporta pas la sécurité. Les tensions étaient palpables et les confrontations à Berlin et Cuba au début des années 1960 tendit le monde entier.

Un club en expansion

De plus, la menace ne vint plus seulement de deux états. La Grande-Bretagne joint le club nucléaire en 1952, la France en 1960, suivie de très près par la Chine. Les services de renseignements des États-Unis conclurent que près de 16 états étaient en mesure d'avoir des armes atomiques en 1968.

Les dirigeants américains furent confrontés avec la question cruciale des moyens requis afin d'assurer la protection de leur nation. Produire plus d'armes atomiques ou réduire leur nombre? Pour John F. Kennedy, la réponse était claire: "Aujourd'hui, nous devons nous préoccuper de notre capacité de maintenir notre planète habitable" a déclaré Kennedy. "Ces armes de guerre doivent être éliminées avant qu'elles ne nous exterminent. Les risques inhérents d'un désarmement sont minimes comparativement aux risques inhérents à une course aux armements illimitée."

Les premiers pas

Kennedy aurait commencé à négocier un traité bannissant les essais atomiques et un pacte de non-prolifération. Il aurait signé le Limited Test Ban Treaty avec l'Union soviétique en 1963, le considérant comme "un premier pas".

Kennedy ne vécut pas assez longtemps pour finir son projet, mais Lyndon Johnson prit la relève. En 1968, il signa le joyau de sa présidence: Le Traité de Non-Prolifération des Armes Atomiques (TNP). Le président Richard Nixon obtint sa ratification en 1970 lors d'une cérémonie au jardin des roses. Il aurait déclaré "J'espère que nous allons nous tourner vers le passé et dire que ceci était le premier pas vers un processus dans lequel les nations de ce monde sont passées d'une période de confrontation à une période de négociation et de paix durable".

À de nombreux égards, ce fut le cas. Le TNP fut un effort bipartisan qui produisit une augmentation significative de la sécurité nationale et internationale.

Réduire la dispersion

Le TNP et le traité interdisant les essais nucléaires furent des liens substantiels entre le contrôle des arsenaux existants et le contrôle de la prolifération des armes atomiques des autres nations. Un document récemment publié par le National Intelligence Estimate de 1958 avait remarqué ce lien et est indicatif de ce que pensait le président: "Une entente entre les États-Unis et l'URSS bannissant ou limitant les essais nucléaires aurait un effet restrictif sur la production indépendante d'armes atomiques par d'autres pays. Cependant, les effets inhibiteurs d'un moratoire sur les essais nucléaires ne seraient que temporaires à moins que des progrès dans le domaine du désarmement - axé vers le contrôle efficace et la réduction des stocks d'armes - soient remarqués.

Signes positifs

Similairement, un estimé de 1961 jugeait que 15 pays pourraient développer des armes atomiques, mais que la plupart ne le feraient pas, à moins "qu'il ne devienne clair que des progrès dans le domaine du désarmement international soient peu probables".

Le TNP, le traité interdisant les essais nucléaires et autres efforts de désarmement ont fait une différence.

Prendre la route de la non-prolifération a donc augmenté la sécurité des États-Unis et du monde entier. Les estimés des services de renseignement auraient confirmé une décroissance constante dans le nombre d'états nucléaires "possibles" et "probables", malgré le fait qu'à mesure que les pays industrialisés étaient rayés de la liste, des programmes dans les pays en voie de développement apparurent.

Dès 1970, la France et la Chine avaient déjà déployé des armes atomiques, mais la liste de candidats nucléaires avait été réduite à seulement quatre ou cinq autres pays. Cinq de trop selon certains, mais c'était déjà mieux que vingt-cinq. Le barrage diplomatique avait tenu

Un pas en avant, deux pas en arrière

Les progrès des années '60 donna naissance au phénomène d'ambivalence nucléaire des années '70. L'entente de Richard Nixon qui limitait le nombre de missiles et de bombardiers coexistait avec la multiplication des têtes nucléaires. Le succès des efforts de non-proliférations furent mis en questions avec les essais atomiques indiens de 1974 et les programmes nucléaires secrets d'Israël et d'Afrique du Sud.

Les États-Unis, tout comme l'URSS reprirent la course aux armements dans les années '80. Mais l'expansion militaire initiale de Ronald Reagan fut suivie par un deuxième mandat marqué par des ententes sans précédent concernant la réduction des arsenaux nucléaires...

Partie trois
Première partie



Source: Theglobalist.com - 13 déc. 2005
Source de l'image: silverdragon53.tripod.com

13:30 Publié dans Dossier , Militaire , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales

14 février 2006

Une brève histoire de l'âge nucléaire - Première partie

Les armes atomiques étaient déjà assez dangereuses dans les mains des gouvernements. Maintenant, avec la menace du terrorisme nucléaire, ce danger est encore plus important. Joseph Cirincione, Associé senior et directeur de la Non-Prolifération au Carnegie Endowment for International Peace, prend une perspective historique sur l'âge nucléaire et examine les progrès qui ont été faits dans le contrôle et la réduction de ces armes.

L'histoire des bombes atomiques aurait commencé avec les Nazis. En 1939, Albert Einstein avait peur qu'Hitler utilise des découvertes récentes dans le domaine de la fission nucléaire dans le but de produire une super arme. Ses collègues physiciens et émigrés du fascisme, Leo Szilard et Enrico Fermi, l'auraient aidé à rédiger sa célèbre lettre au président Franklin Rooselvelt (FDR).

Les scientifiques les plus réputés au monde avertirent FDR qu'il pourrait être "possible de créer une réaction nucléaire en chaîne dans une masse d'uranium, ce qui génèrerait une quantité significative d'énergie".

Ce "nouveau phénomène" aurait-il écrit, pourrait conduire à "des bombes extrêmement puissantes d'un nouveau type". Il aurait fortement conseillé à FDR de rivaliser avec ce qu'il croyait être l'effort de guerre allemand. Pas dans le but d'utiliser la bombe, mais de dissuader Hitler de l'utiliser.

Einstein aurait reconnu plus tard que cette lettre avait été la plus grande erreur de sa vie. Il n'y avait pas de programme nucléaire allemand ou japonais. Mais au printemps de 1945, le programme que Roosevelt avait démarré était pratiquement prêt à tester la première bombe atomique.

Préoccupations scientifiques

Les efforts de non-prolifération auraient débuté avec les scientifiques. En juin 1945, un mois avant le premier essai nucléaire, certains des scientifiques du Projet Manhattan auraient formé un comité dirigé par un lauréat du prix Nobel, James Franck. Le groupe aurait compris, entre autres, Szilard et Eugene Rabinovich, le rédacteur du rapport du comité.

Le rapport Franck aurait prévenu que les États-Unis ne pourraient pas profiter d'un monopole nucléaire indéfiniment. Ils auraient pressenti qu'un arsenal supérieur numériquement n'offrirait qu'un faux sentiment de sécurité.

Déjà vu?

Dans des termes qui sont aussi valides maintenant qu'ils ne l'étaient il y a 60 ans, ils auraient écrit: "l'avantage quantitatif ne nous protègerait pas d'une attaque surprise". À moins que les États-Unis ne mettent en place un accord international, il y aurait "une course aux armements sans limites". Un tel accord international, auraient t-il déclaré, pourrait vérifier les stocks d'uranium et vérifier la conversion d'uranium naturel en matériel militaire.

Ils auraient frappé une vérité fondamentale. La prévention de la prolifération requérait une solution politique. La technologie nucléaire ne pourrait pas être contenue d'une autre manière.

Leurs efforts furent poursuivis peu de temps après la guerre. "L'espoir de la civilisation" aurait déclaré le président Harry S. Truman dans son adresse au Congrès en octobre 1945 "demeure dans les mains des accords internationaux s'assurant, si possible, du renoncement à l'utilisation et au développement d'armes atomiques".

En novembre 1945, alors que l'arsenal complet des États-Unis consistait en deux bombes atomiques, Truman serait joint aux dirigeants de la Grande-Bretagne et du Canada afin de proposer aux Nations Unies (nouvellement formée) que toutes les armes atomiques soient éliminées et que la technologie nucléaire à usage civil soit partagée sous un contrôle international sévère.

De nombreux groupes de recherche indépendants aidèrent au développement de la proposition. Le Carnegie Endowment for International Peace aurait joué un rôle crucial, formant un comité sur l'énergie atomique en novembre 1945. Après une conférence de deux jours débattant de nombreuses propositions, un groupe d'experts, présidé par James T. Shotwell, aurait formulé ses recommandations concernant le contrôle international des matériaux fissibles et des bombes atomiques.

En juin 1946, Bernard Baruch aurait présenté le plan américain aux Nations Unies. "Nous sommes ici" aurait t-il déclaré, "afin de faire des choix. Si nous échouons, nous aurons condamné toute l'humanité à vivre dans la peur".

Contrôle et restrictions

Baruch aurait demandé la formation d'une nouvelle autorité internationale de développement atomique qui posséderait et contrôlerait les éléments "dangereux" du cycle du combustible nucléaire, incluant les opérations minières, de transformation, de conversion et d'enrichissement de l'uranium. Une fois convaincus qu'aucun autre pays ne serait capable de construire une bombe, les États-Unis élimineraient leurs armes atomiques.

La commission de l'énergie atomique de l'ONU aurait approuvé le plan en décembre 1946, mais les tensions de la guerre froide l'arrêtèrent en quelques mois. Staline voyait que la bombe atomique était plus qu'une arme. Il la voyait comme un symbole de puissance industrielle, de prouesse scientifique et de prestige national. Staline aurait dit à ses scientifiques: "Hiroshima a fait trembler le monde entier. L'équilibre a été brisé. Concevez une bombe atomique - elle nous protégera".

En conséquence, les deux nations décidèrent d'assurer leur sécurité avec des arsenaux atomiques et non pas avec des traités atomiques. Et ce fut le début de la course aux armements.

Faire augmenter les enchères

En 1948, après le coup en Tchécoslovaque et la crise de Berlin, Truman aurait ordonné la première augmentation de la production d'armes atomiques. À la fin de 1949, l'arsenal américain comptait plus de 200 bombes.

1949 fut l'embranchement dans la mauvaise direction qui aurait institutionnalisé la course aux armements nucléaires. Lorsque les Soviétiques testèrent leur première bombe atomique cette année, Truman fit grimper les enchères en accélérant un programme visant à développer une "super bombe atomique" ou bombe à fusion.

Armes de guerre ou peur des armes?

David Lilienthal aurait écrit dans son journal: "Encore plus de bombes, plus puissantes. Où cela nous mènera t-il? Nous répétons que nous n'avons pas le choix. Ce que nous devrions dire est 'nous ne sommes pas assez brillants pour voir une alternative`".

Le conseil consultatif présidentiel sur les affaires atomiques se serait opposé au concept de super bombes, incluant J. Robert Oppenheimer, l'ancien directeur scientifique du Projet Manhattan. Le conseil croyait fermement que c'était une arme de génocide.

Les membres du conseil auraient écrit de manière unanime au président Truman: "L'utilisation de cette arme détruirait un nombre incalculable de vies humaines. Ce n'est pas une arme qui puisse ...


Partie deux



Source: Theglobalist.com - 13 déc. 2005
Source de l'image: silverdragon53.tripod.com

20:25 Publié dans Dossier , Militaire , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales

12 février 2006

Analyse: Est-ce que les grandes pétrolières commencent à manquer de pétrole?

Cet article s'inscrit dans la plus grande perspective de l'étude des ressources pétrolières et gazières. Nous nous pencherons de manière plus détaillée sur le sujet au courant des prochaines semaines.

Le point intéressant avec cet article est qu'il vient d'un des lieux saints du capitalisme: The Economist.

-= Début de l'article =-

medium_oil.3.gifLes grosses pétrolières mondiales enregistrent des profits record à cause du prix élevé du pétrole. Elles devraient en profiter tant que cela dure, puisqu'elles luttent afin de trouver de nouvelles réserves afin de remplacer ce qu'elles pompent.

Les compagnies pétrolières sont au mieux légèrement aimées. Mais gare à celles qui affichent des profits record. Elles peuvent s'attendre à être démonisées par les médias, les politiciens et le public. Telle fut la réaction lundi le 30 janvier lorsque Exxon Mobil, la plus grande compagnie de pétrole et de gaz naturel au monde, a affiché en 2005 le plus gros profit de l'histoire des États-Unis - un gargantuesque $36 milliards. Quelques jours après, la Royal Dutch Shell déclarait un profit net de $23 milliards, un record pour la compagnie britannique. Une semaine avant, l'Américaine ConocoPhilips et Chevron avaient déclaré des augmentations de profits aussi. Et le 7 février, la Britannique BP avait rapporté des profits de 20 milliards pour l'année, malgré le fait que les analystes s'attendait à mieux. La compagnie se serait engagée à redonner jusqu'à $65 milliards aux investisseurs au cours des prochaines années si le prix du pétrole demeure élevé.

La bonne nouvelle pour les investisseurs d'Exxon aurait été accueillie avec courroux à Washington DC, avec des propositions démocrates et républicaines à taxer l'industrie perfide du pétrole, la réaction traditionnelle à ce type de nouvelle. L'annonce du profit record d'Exxon au troisième trimestre avait poussé le Congrès à forcer les représentants des grandes pétrolières à faire face à des accusations de mercantilisme. Shell aurait fait face à la même réaction en Grande-Bretagne. Les groupes de consommateurs auraient effectué des pressions et les dirigeants syndicaux auraient appelé à des taxes temporaires afin d'aider les retraités.

Le président George W. Bush a utilisé son discours sur l'état de l'union afin de réprimander les Américains de leur dépendance au pétrole. Mais il aurait également tenté de défendre Exxon. Il aurait dit que les énormes revenus n'étaient que la faute du marché: les profits élevés sont une conséquence directe du prix élevé du pétrole. La demande pétrolière en plein essor, particulièrement en Chine et en Inde, aurait fait grimper le prix du pétrole de $10-15 le baril en 1998 à près de $70 le baril maintenant. Avec une si grande proportion du pétrole mondial venant de producteurs gouvernementaux au Moyen-Orient, les grosses compagnies pétrolières américaines et européennes ont peu de contrôle sur les prix.

Même l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP), qui aurait décidé de laisser ses quotas de productions fixes, ne peut pas réellement faire varier les prix. Le cartel pétrolier pompe actuellement près de 30 millions de barils par jour, son plus haut niveau de production des 25 dernières années. Il ne pourrait pas produire beaucoup plus de pétrole, même s'il le voulait. Pendant ce temps, la consommation pétrolière aurait augmenté en 2005 et devrait continuer d'augmenter en 2006 selon l'Agence Internationale de l'énergie. Il semblerait que le prix élevé du pétrole est les profits époustouflants des pétrolières ne sont pas à veille de fondre.

Lorsque les puits s'assèchent

Les grandes pétrolières sont probablement moins préoccupées par l'opinion publique que par les défis opérationnels qui menacent leur futur. Les dirigeants sont peut-être en train de déboucher des bouteilles de champagne maintenant, mais les puits de pétrole qui génèrent tous les revenus sont en train de s'assécher. Derrière les chiffres sensationnels, il y a d'autres chiffres, plus sombres. Les profits de Shell auraient été atteints malgré un déclin dans sa production pétrolière par rapport à l'année précédente. Exxon aurait également vu un certain déclin (voir la figure ci-dessus). Shell n'aurait remplacé qu'environ 70-80 % du pétrole qu'il aurait pompé par de nouvelles réserves. En 2004, le taux de remplacement des réserves était encore plus bas - moins de 50 % - et Shell aurait souffert d'un scandale regardant ses réserves. BP aurait remplacé près de 95 % de ses réserves en 2005 selon une formule déterminée par la America's Securities and Exchange Commission. Exxon aurait remplacé 83 % de ses réserves selon la même formule.

Le remplacement des réserves est un des problèmes les plus pressants auxquels font face les grandes pétrolières mondiales. La production des énormes champs pétrolifères sur laquelle les grosses compagnies occidentales auraient compté depuis les années '70 - dans la Mer du Nord, dans le Golfe du Mexique et en Alaska - est en déclin. En conséquence, les compagnies doivent explorer de nouveaux horizons. La majorité du pétrole restant est situé autour du golfe persique, mais est sous le contrôle de producteurs gouvernementaux. Les grosses firmes occidentales sont exclues du processus d'exploration et de développement.

Les grandes pétrolières se seraient alors tournées vers l'Afrique de l'Ouest, la mer Caspienne et autres endroits reculés. Ceci s'est avéré beaucoup plus complexe que d'exploiter les réserves facilement accessibles. Shell a dû se battre contre des activistes des droits humains sur sa présence au Nigeria. Elle est accusée d'avoir une relation amicale avec un gouvernement accusé de répression politique. La production de pétrole nigérienne a été significativement affectée par le kidnap d'employés et les nombreuses attaques sur les pipelines. De plus, l'exploration et l'extraction du pétrole d'endroits reculés, comme le forage en eaux profondes au large du Brésil, requièrent beaucoup de technologie et d'investissements.

La Russie, qui possède près de 5 % des réserves pétrolières mondiales, a déjà été célébrée comme étant un endroit où les grandes pétrolières étaient bienvenues. Mais le démembrement de Yugos par le président Vladimir Poutine aurait refroidi les relations avec les compagnies pétrolières occidentales qui sont maintenant virtuellement bannies du pays. M. Poutine aurait dirigé la consolidation des compagnies de pétrole et de gaz naturel dans une seule méga compagnie: Gazprom.

Les grandes pétrolières souffrent également de la compétition pour l'acquisition de ressources dans d'autres régions. Des compagnies chinoises et indiennes acquièrent de nombreuses compagnies rivales plus petites dans un effort de subvenir à la demande grandissante de leurs pays. Ceci aurait conduit à un contrecoup politique dans certains pays occidentaux. L'an dernier, CNOOC, une compagnie pétrolière gouvernementale chinoise aurait perdu la bataille pour l'acquisition d'Unocal à Chevron à cause d'une opposition significative du Congrès américain.

Les compagnies pétrolières chinoises et indiennes, souvent supportées par leurs gouvernements respectifs, sont accusées de payer beaucoup trop cher pour les compagnies qu'elles achètent dans leur quête énergétique. Contrairement à Exxon et Shell, elles n'ont pas à répondre aux investisseurs. En janvier, la Chine et l'Inde se seraient mises d'accord afin de faire des offres conjointes sur certaines compagnies, afin d'éviter une surenchère. Leurs compagnies pétrolières nationales ne semblent pas avoir de problème à faire des affaires avec certains régimes controversés. L'Inde aurait fait des ententes avec Myanmar et l'Iran, par exemple.

Les pétrolières occidentales ont certains avantages sur leur compétition. Les avances technologiques qu'elles possèdent leur permettent d'atteindre le pétrole dans des endroits difficiles d'accès aux autres compagnies comme les sables bitumineux du Canada. Elles ont également le capital et la connaissance requises à l'extraction et le transport de gaz naturel liquéfié. Mais si les firmes occidentales perdent la bataille de remplacement des réserves, l'ère des méga-profits pourrait cesser même si le prix du pétrole continue d'augmenter.


Source: TheEconomist.com (Lien)

Source de l'image: TheEconomist.com

16:35 Publié dans Dossier , Économie , Énergie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales