11 mai 2006

Dossier pétrole: Est-ce que les experts pétroliers nous induisent en erreur? [Partie 12]

gaz-naturel
La figure ci-dessus présente la progression des prédictions de la production de gaz naturel en Amérique du Nord entre 2002 et 2006. La période de la prédiction est entre 2002 et 2030, avec une graduation à toutes les deux années (nous nous excusons pour la pauvre qualité du texte sur les abscisses).
Sur l'axe des Y, on a la production gazière en Tera cubic feet (Tera désigne 10^12). Les unités ne sont pas réellement importantes dans cette analyse spécifique.

Cette analyse a été conduite en étudiant les rapports de la Energy Information Agency qui est placée sous le département de l'énergie aux États-Unis. Chaque rapport, produit entre 2002 et 2006 a été étudié, et les données ont été extraites et placées sur le même graphe afin d'étudier la variation dans leur prédictions.

En 2002
En remarque qu'en 2002, les projections de croissance de la production gazière sont très optimistes, avec une forte croissance entre 2002 et 2020. La courbe trace pratiquement une droite et la production passerait de 23 Tcf à 33.5 Tcf, une augmentation de 45 % sur 18 ans, ce qui est très respectable.

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10 mai 2006

Dossier pétrole: Les exportations de l'OPEP ont t-elles plafonné? [Partie 11]

medium_opec_production_stack_feb06.jpg
Voici un graphique de la production pétrolière quotidienne des pays de l'OPEP entre janvier 2002 et février 2006. On remarque une augmentation relativement constante entre mars 2002 et août 2005. Cependant, après août 2005, la production semble décliner à un rythme supérieur au rythme d'augmentation de la production entre 2002 et 2005.

On remarque également une baisse subite de la production pétrolière de l'Irak en 2003, une baisse entièrement attribuée à l'offensive américaine sur le régime de Saddam Hussein. La production prit environ un an pour revenir à des niveaux similaires à ceux enregistrés avant l'offensive.

L'Algérie, l'Iran l'Indonésie le Nigéria et l'Arabie Saoudite semblent être les pays ayant le plus accru leur production pétrolière sur la période entière. Tout pourrait sembler beau sauf que la consommation continue d'augmenter à un rythme de 1 à 2 % par année. Assumant une production mondiale de 85 millions de barils par jour, nous obtenons une augmentation de la demande de l'ordre de 850 000 barils par jour dans le meilleur des cas.

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07 mai 2006

Dossier pétrole: Qui devra diminuer sa consommation pétrolière? [Partie 10]

medium_t24_usage_change.6.jpg
Figure 2.4: Variation de la consommation pétrolière sur trois ans
Dans le futur, les exportateurs net de pétrole recevront probablement un coup de pouce économique à cause du prix élevé du pétrole, et ceci en retour pourrait mener à une augmentation (ou à une baisse de la réduction) de la consommation pétrolière interne comparativement aux autres pays.

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15:30 Publié dans Dossier , Énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales

Dossier pétrole: L'OPEP incapable d'augmenter la production pétrolière? [Partie 9]

medium_pompe.jpgVoici un article très intéressant par le journal Le Monde (Lien). L'OPEP semble donc impuissante à augmenter la production. L'OPEP représente environ 40 % de la production mondiale, mais ceci soulève un bon nombre de questions: A t-on la capacité d'augmenter la production indéfiniment? A t-on encore la capacité d'augmenter la production? (L'OPEP a t-elle encore un rôle?)

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13:10 Publié dans Dossier , Énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales

01 mai 2006

Dossier pétrole: Les pays en "développement" gèrent t-ils leurs ressources énergétiques de manière efficace? [Partie 8]

flare1Est-ce que les pays en "développement" utilisent leurs ressources de manière efficace? Ont t-ils les fonds nécessaires à la constructions d'infrastructures visant à préserver la production pétrolière et gazière? Ont t-ils les moyens de récupérer le gaz naturel provenant de leurs opérations pétrolières et de le gazéifier et de le vendre? Est-ce que ceci constitue un des plus grands gaspillages imaginables?
Ceci est le brûlage de gaz naturel provenant d'exploitations pétrolières au Nigéria. Les flammes qui sont visibles sont actives jour et nuit, 365 jours par année.

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22:25 Publié dans Dossier , Énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

Dossier pétrole: Quels pays produisent/exportent le plus? [Partie 7]

Oil-pyramidAlors que l'OPEP s'admet impuissante par rapport au prix du pétrole, un débat rage quant à savoir qui contrôle le marché pétrolier. Selon la loi du marché, c'est tout le monde et c'est personne en même temps. La grande majorité des pays produisent le plus de pétrole qu'ils peuvent en ce moment avec pratiquement tout ce qui est disponible; méthodes d'extraction avancées, injection d'eau saline, plateformes en eau profonde, pétrole arctique, sables bitumineux, etc. L'OPEP a même admis être aux limites de sa capacité de production, tout comme les gros producteurs tels que l'Arabie Saoudite, le Vénézuéla, le Canada, les États-Unis, la Russie, etc. Il y a donc peu de jeu dans le système.

Quels pays contrôlent la production pétrolière?

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Dossier pétrole: Comment se portent les inventaires? [Partie 6]

days-of-inventory.gifComme l'ont recensé certains sites web, il y aurait une certaine corrélation entre le support populaire de George W. Bush et le prix du pétrole (Lien). Alors que la comparaison est facétieuse, elle souligne un problème plus large pour l'économie américaine et mondiale: le produit intérieur brut (PIB) est directement relié à la consommation d'énergie. L'énergie est donc centrale pour nos économies et même si elle ne représente que 2.6 % du PIB mondial, elle est centrale à tout ce que nous faisons.

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29 avril 2006

Tchernobyl: Le sarcophage craque; 1400 mètres carrés de trous dans le toit alors que l'eau continue de s'infiltrer

medium_chernobyl.jpgLe réacteur de Tchernobyl est encore dangereux à ce jour. Les niveaux de radiation près du sarcophage de 25 étages de haut autour du réacteur numéro 4 sont près de 80 à 1000 fois supérieurs aux niveaux normaux. Cependant, le sarcophage arrive à la fin de sa vie utile et montre des trous béants dans son toit.

Le sarcophage est une structure de près de 700 000 tonnes d'acier et 400 000 tonnes de béton, construite à la hâte afin de sceller le réacteur numéro 4 et les 200 tonnes de débris radioactifs qui furent formés lorsque le réacteur explosa et fusionna le combustible nucléaire avec l'acier et le béton du réacteur. À ce jour, personne ne sait la quantité de combustible nucléaire qui reste puisque seulement 25 % du réacteur est accessible. Certains estimés évaluent que la majorité du combustible aurait été éjecté lors des 10 jours (en 1986) pendant lesquels le réacteur fut hors-contrôle. D'autres analystes croient que près de 90 % du carburant serait encore présent.

Le toit du sarcophage présenterait environ 1400 mètres carrés de trous, permettant à l'eau de s'infiltrer, de mobiliser les poussières radioactives et de miner la structure de béton de l'intérieur. Selon certains analystes, la structure menacerait même de s'écrouler, ce qui pourrait relâcher autant de radiations que lors de l'incident de 1986.

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24 avril 2006

Dossier pétrole: Analyse des prix entre 1986 et 2006 [Partie 5]

medium_oil_drop.jpgVoici un graphique (Figure 1) montrant la progression du coût du baril de pétrole en fonction du temps. L'échelle va de la fin 1986 à avril 2006, soit environ 20 ans. Certains argumenteront que le prix du pétrole n'a pas réellement augmenté, mais que c'est la valeur du dollar américain qui a baissé. Il est vrai que le dollar US a baissé dans les dernières années à cause d'une myriade de facteurs (augmentation trop rapide de la masse monétaire, compétition avec l'euro comme monnaie de réserve, déficits budgétaires et commerciaux toujours grandissants, perte de confiance en l'économie américaine, boycott de pays arabes, etc. Ces facteurs ne comptent que pour une petite partie de l'augmentation du prix de la ressource.

Cet article comprend de nombreuses figures

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Dossier pétrole: La Fin de l'ère pétrolière (NYTimes) [Partie 3]

medium_oil_drop.jpgLorsque le président Bush a déclaré dans son discours sur l'État de l'Union que l'Amérique devait se débarasser de sa "dépendance au pétrole", il a présenté des arguments principalement sur le terrain de la sécurité nationale. Cette stratégie de sécurité nationale reposerait sur le besoin de se libérer de sa dépendance envers des régions du monde volatiles pour son approvisionnement énergétique. Il a oublié de mentionner deux autres bonnes raisons pour redevenir sobre. Les deux sont au moins aussi pressantes que la sécurité nationale.

L'une d'entre elle est le changement climatique. Ceci n'est pas un point qui semble préoccupper M. Bush. Mais il n'y a plus de doute auprès de la communaité scientifique que la terre se réchauffe, et que l'augmentation de la température atmosphérique a déjà endommagé certains écosystèmes fragiles, et que notre seul moyen de défense contre des conséquences encore plus graves est d'utiliser moins de combustibles fossiles - ce qui signifie, entre autres, utiliser moins de pétrole.

La deuxième raison est tout aussi déconcertante, alors qu'elle ne commence qu'à reçevoir l'attention qu'elle mérite. L'âge du pétrole - plus de 100 ans de croissance économique époustouflante rendue possible par la disponibilité de pétrole à bas prix - pourrait être en train de se terminer sans qu'on ne l'ait réalisé.

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Dossier pétrole: La Fin de l'ère pétrolière (NYTimes) [Partie 4]

medium_oil_drop.jpgLe rapport "International Energy Outlook" de 2005 produit par la Energy Information Administration américaine est intéressant sur ce point. Au cours des prochaines deux décennies, la consommation pétrolière est projetée d'augmenter de plus de 50 pourcent, d'environ 84 millions de barils par jour à environ 119 millions de barils en 2025. La consommation américaine, à elle seule, est projetée d'augmenter de 20 millions à 30 millions de barils par jour, le quart de la consommation mondiale. Mais les consommateurs les plus assoiffés du monde seront les géants asiatiques, particulièrement la Chine, qui devrait quadrupler le nombre de voiture sur ses routes dans les prochaines 20 années et dont les besoins pétroliers devraient augmenter d'un minimun de 3.5 pourcent par année, bien au-dessus de la moyenne mondiale. Est-ce que l'offre peut suivre? Est-ce que l'Arabie Saoudite peut nous fournir le pétrole dont nous avons besoin?

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22 avril 2006

Dossier pétrole: Une situation apparemment incompréhensible? [Partie 2]

medium_oil_drop.jpgVoici un article inspiré du Globe and Mail, un journal Canadien. Blâmez l'Iran. Ou si vous préférez pointez George W Bush du doigt, les environnementalistes, l'ouragan Katrina, les compagnies pétrolières ou les spéculateurs boursiers - peu importe qui ils soient.

Les automobilistes trouveront de nombreux coupables, réels ou imaginaires de l'augmentation du prix du pétrole. Mail il y a également beaucoup de pétrole et d'essence. Contrairement aux chocs pétroliers des années 1970, il n'y a pas de files d'attente aux stations-service, pas d'embargos, pas de pénuries pour expliquer le fait que le prix du pétrole brut ait fracassé d'autres records en touchant $72.17 le baril.

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12:30 Publié dans Dossier , Énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

Dossier pétrole: Que se passe t-il? [Partie 1]

medium_oil_drop.jpgLe prix du pétrole brut s'est envolé. Il a atteint un niveau record de $75.30 vendredi le 21 avril 2006. Que se passe t-il? Pourquoi est-ce que cela se produit maintenant? Qui est responsable? Combien de temps est-ce que ceci risque de durer? Est-ce que les prix vont diminuer? Que devrait t-on faire pour s'y adapter ou pour changer la situation? Quel sera l'impact sur l'économie? Sur les relations internationales?

Ce sont toutes des questions auxquelles nous tenterons de répondre en vous fournissant le plus d'information possible, avec les chiffres lorsque possible afin de vous permettre de vous faire votre propre opinion.

Le choc pétrolier est probablement une des plus grandes menaces et une des plus grandes opportunités pour changer les façons de faire, de réellement imbriquer le développement durable dans nos sociétés (une réduction dans la consommation énergétique signifie probablement une réduction dans la production de gaz à effet de serre). Nous verrons bien de quel côté pencheront nos décideurs élus.

L'équipe d'Echo-Actu

Dossier pétrole:
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14 avril 2006

États-Unis: Une pénurie d'éthanol pourrait faire grimper le prix de l'essence

Le prix de l'essence pourrait être exceptionnellement élevé et des pénuries pourrait survenir cet été puisque l'industrie américaine de l'éthanol n'arrive pas à suffire à la demande d'alcool de haute qualité affirme le directeur de la U.S. Energy Information Administration (EIA) à une commission parlementaire.

Ces problèmes ne seraient que des "défis à court terme" affirme Bob Dinneen, président de l'association des carburants renouvelables, le groupe commercial représentants les producteurs d'éthanol. Ce qui ne pourra être produit aux États-Unis pourra être importé affirme t-il.

Cependant, l'éthanol importé, principalement du Brésil, affiche une douane de 54 cents par gallon, ce qui ferait grimper le prix des carburants encore plus, à moins que la douane ne soit pas perçue.

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21:40 Publié dans Économie , Énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

28 mars 2006

Grande-Bretagne: Le pays face à des problèmes énergétiques

medium_plateforme.jpgLes médias parlent souvent de la possibilité d'un déficit énergétique, mais l'analyse se limite souvent à pointer du doigt le déficit laissé par le programme de mise hors-service de plusieurs centrales nucléaires. La situation semble beaucoup plus sérieuse que cela. La plus récente publication du DTI (Department of Trace and Industry) sur l'énergie mentionne que:

"Les chiffres provisoires pour 2005 montrent une production totale de 216.2 millions de tonnes de pétrole-équivalent (mesure énergétique évaluant l'extraction de combustibles fossiles en termes de pétrole), ou 9.3 % moins qu'en 2004. Dans ce chiffre composite de pétrole-équivalent, on note une baisse de la production pétrolière de 11.2 %, une baisse de la production de gaz naturel de 8.2 % et une baisse de la production de charbon de 16 %.

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00:40 Publié dans Énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

27 mars 2006

La Suède planifie un futur énergétique alimenté au bois

medium_bois.jpgLa Suède s’est donnée l’objectif d’atteindre l’indépendance totale envers le pétrole d’ici à 2020. Le pays satisfait déjà une partie de ses besoins énergétiques avec des ressources renouvelables telles que le bioéthanol pour le carburant à voitures et le bois pour les centrales thermiques.

Si l’entrepreneur suédois Per Carstedt a raison, la prochaine révolution énergétique sera un pas vers l’arrière. « L’ère industrielle a commencé avec la transition du bois vers les combustibles fossiles » déclare t-il. « Maintenant nous nous dirigeons dans l’autre direction ».

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22:55 Publié dans Énergie , Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

21 mars 2006

Mise à Jour - Iran: Une bourse pétrolière en Euros improbable?

medium_stock.market.jpg-= Mise à jour du 21 Mars. 2006 =-
Voici un texte du journal canadien The Globe and Mail (Lien), lien alternatif (Lien), qui confirme et rajoute des éléments à notre article original du 9 mars 2006 en décrivant pourquoi une bourse pétrolière en euros, qu'elle se situe en Iran ou dans un autre pays, ne risque pas de faire trembler le dollar américain de sitôt.

Alors que la confrontation opposant l'Iran et l'occident continue, certaines théories auraient circulé regardant un autre projet que le pays aurait orchestré.

Cependant, les théories se trompent si elles assument que l'Iran est à la veille de lancer une nouvelle bourse internationale du pétrole. Cette bourse aurait eu pour but de vendre le pétrole iranien ainsi que le pétrole d'autres producteurs pétroliers du Moyen-Orient en Euros plutôt qu'en dollars américains -- une stratégie qui, selon les théories, pourrait torpiller le billet vert ainsi que l'économie américaine.

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13 mars 2006

Golfe du Mexique: De nombreuses plateformes pétrolières ne seront pas récupérées suite aux ouragans

medium_katrina-plateforme.jpgLa majeure partie de la production pétrolière et gazière qui est encore hors-ligne suite aux ouragans ayant survenu dans le Golfe du Mexique demeureront hors-ligne parce qu'il ne serait pas économique pour les compagnies de rebâtir les plates-formes de production aurait déclaré aujourd'hui le secrétaire à l'énergie Sam Bodman au congrès américain.

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09 mars 2006

Alberta: Le ministre de l'Énergie déclare que l'Alberta a suffisamment de pétrole pour durer des centenaires

L'Alberta aurait suffisamment de pétrole dans les sables bitumineux pour durer des centaines d'années aurait déclaré le ministre de l'énergie canadien Greg Melchin.

Les Albertains et les Canadiens ne devraient pas être préoccupés par le fait que les Américains siphonnent de plus en plus de pétrole du Canada afin d'assouvir leur soif énergétique aurait déclaré le ministre ce mardi. "Nous avons des réserves pour des centaines d'années" aurait déclaré M. Melchin. "Et nos politiques sont basées sur beaucoup d'échanges commerciaux - les États-Unis étant nos plus importants consommateurs.

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04:30 Publié dans Économie , Énergie , Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

06 mars 2006

Pétrole: Les États-Unis reluquent les sables bitumineux du Canada

medium_tarsand.jpgCet article fait écho à un article précédent (Le mythe du pétrole du Moyen-Orient) qui mentionnait que le Canada était le premier exportateur de pétrole vers les États-Unis, exportant plus de pétrole que tous les pays du Moyen-Orient combinés.

Le secrétaire américain de l'énergie, Samuel Bodman aurait déclaré que l'énergie future des sables bitumineux de l'Alberta était un "composant très important" de l'alimentation énergétique des États-Unis et espérait que sa proximité s'assurerait que la majorité du pétrole coule vers le sud.

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03:55 Publié dans Économie , Énergie , Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

02 mars 2006

Pétrole: Comment se portent les 10 plus grandes pétrolières?

Comment se portent les 10 plus grosses pétrolières du monde? Pourquoi est-ce que le prix de l'énergie grimpe incessamment? Est-ce que la production pétrolière continue d'augmenter?

Echo-actu s'est penchée sur la question.

Nous allons nous concentrer un peu plus sur Exxon-Mobil puisque c'est la plus grande compagnie au monde, et parce que les données sont facilement accessibles.

Premièrement, cet article fait suite à un article précédent sur le sujet (Est-ce que les pétrolières commencent à manquer de pétrole?), qui avait été inspiré de la revue The Economist.

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04:15 Publié dans Économie , Énergie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales

Chine: Le manque de gaz naturel pourrait forcer la fermeture de centrales thermiques

Le manque de gaz naturel aurait rapproché la majeure partie des centrales thermiques [au gaz] au bord de la fermeture et des leaders de l'industrie demanderaient au gouvernement de réduire ses plans de développement de l'utilisation du gaz.

À cause du manque d'approvisionnement en gaz naturel dans l'Est de la Chine, un bon nombre de centrales thermiques au gaz naturel avec une capacité totale d'environ 4 gigawatts (4 000 mégawatts) seraient demeurées hors-ligne dans la région où se termine le plus gros pipeline gazier du pays aurait déclaré Wang Yonggan, secrétaire général du China Electricity Council (CEC).

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03:10 Publié dans Économie , Énergie , Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

24 février 2006

Une bourse norvégienne - en Euros - pour le pétrole?

Le directeur de la bourse, Sven Arild Andersen en a assez que le pétrole norvégien soit échangé à Londres et voudrait une bourse norvégienne pour les marchandises et l'énergie.

M. Anderson croit que la Norvège possèderait les pré-requis essentiels à l'établissement d'une bourse énergétique norvégienne ou scandinave.

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05:20 Publié dans Dossier , Économie , Énergie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales

23 février 2006

Des bases militaires américaines au Ghana?

Les États-Unis seraient en train de considérer l'implantation d'une base militaire au Ghana dans le seul but de protéger leur accès au pétrole de l'Afrique de l'Ouest aurait rapporté le journal Insight.

Le Général des marines James L. Jones, chef de la US European Command, aurait fait cette déclaration et aurait dit que le Pentagone pensait à obtenir l'accès à des bases militaires au Sénégal, Ghana, Mali, Kenya et autres pays africains.

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04:25 Publié dans Énergie , Militaire , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique

22 février 2006

Analyse: L'influence énergétique du Venezuela

Avec ses vastes réserves de pétrole et les plus grandes réserves de gaz naturel de l'Amérique latine, le Venezuela est rapidement devenu un joueur majeur sur le marché énergétique régional et global.

Il aurait bénéficié du cours élevé du pétrole et aurait utilisé les profits à son avantage. Le Venezuela, le seul membre sud-américain de l'OPEP, exporte environ 3.3 millions de barils de pétrole par jour, avec des prix dépassant $50 le baril.

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17:35 Publié dans Économie , Énergie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales

Analyse: 2.2 milliards de Lance Armstrong-équivalents requis pour remplacer les importations pétrolières françaises

Combien d'entre nous nous sommes plaints du prix de l'essence après un plein à la station-service du coin? Echo-Actu s'est demandé si on pouvait calculer l'énergie contenue dans l'essence en termes de Lance Armstrong équivalents - en nombre d'heures que le plus grand cycliste de notre époque devrait pédaler pour produire une quantité d'énergie donnée.

Nous étudierons le nombre de Lance Armstrong requis afin de remplacer TOUTES les importations pétrolières de la France. La réponse est stupéfiante.

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21 février 2006

États-Unis: Les experts en énergies alternatives se font couper les vivres

Le jour où Carol Tombari fut renvoyée lui revient en tête comme une scène de mauvais drame d'espionnage.

Lorsqu'elle se présenta au travail, elle fut convoquée à une réunion pendant 20 minutes. C'est à ce moment qu'elle appris qu 'elle allait être renvoyée et qu'elle avait cinq heures pour ramasser ses affaires et quitter les lieux.

Lorsqu'elle retourna à son bureau, son ordinateur avait été désactivé et son téléphone coupé.

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21:12 Publié dans Économie , Énergie , Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

17 février 2006

Le président de l'Afghanistan déclare que l'Iran peut décider de son avenir nucléaire

Islamabad (AFP) - Le président afghan Hamid Karzai a déclaré qu'il supportait l'Iran dans sa quête d'un programme nucléaire civil. Il aurait également déclaré être contre la production d'armes atomiques même si les pays pouvaient décider "de la direction dans laquelle ils désirent aller".

L'Afghanistan pourrait bénéficier grandement de l'énergie nucléaire aurait déclaré Karzai lors d'un discours au Pakistan National Defence College jeudi dernier.

"Je suis contre les armes, particulièrement contre les armes atomiques..." aurait t-il déclaré lorsque questionné sur l'impact du programme nucléaire iranien sur la politique régionale.

"Je crois que nous avons tous le droit à la production d'énergie dans le cadre d'un programme civil" a t-il ajouté. "Mais les nations ont le droit souverain de décider de la direction dans laquelle ils désirent aller. Ce n'est pas à nous de décider".

Les États-Unis dirigent un groupe de nations occidentales qui affirment que l'Iran tente d'obtenir des armes atomiques et qui désirent que le Conseil de Sécurité de l'ONU sévisse contre le pays islamique.

L'Iran aurait répété jeudi qu'elle ne tentait pas d'obtenir d'armes atomiques, mais qu'elle avait le droit de produire de l'électricité à partir d'énergie nucléaire. Le seul pays musulman au monde reconnu pour posséder des armes atomiques est le Pakistan.

L'Afghanistan, déchiré par la guerre, ne peut fournir de l'électricité qu'à environ 6 % de sa population. L'électrification de l'Afghanistan est un défi de taille dans les efforts de reconstruction de l'Afghanistan après le renversement du régime Taliban en 2001.

"Moi, en tant qu'Afghan, je voudrais que l'Afghanistan ait beaucoup d'électricité" aurait déclaré Karzai. "Si nous pouvions l'obtenir par le biais de l'énergie nucléaire, nous ferions un grand pas dans la direction du développement".

Le Conseil de Sécurité de l'ONU attend un rapport de l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique le 6 Mars avant de prendre une décision sur le cas de l'Iran.

Source: news.yahoo.com - 16 Fév. 2006

-= Note =-
M. Karzai, l'Afghanistan tout comme l'Iran sont signataires du Traité de Non-Prolifération. Le TNP permet l'utilisation civile d'énergie nucléaire pour la production d'électricité. Cependant, il interdit formellement le développement d'armes atomiques.

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Edison et BP planifient de bâtir une centrale thermique à l'hydrogène

British Petroleum (BO) et Edison International auraient annoncé vendredi qu'ils planifiaient de travailler conjointement au développement d'une centrale thermique à l'hydrogène, un projet d'environ $1 milliard dans le sud de la Californie.

La centrale, près de la raffinerie de BP à Carson, 32 km au sud de Los Angeles, serait mise en opération dès 2011 et génèrerait environ 500 mégawatts d'électricité, assez pour alimenter 325 000 foyers.

Le gouverneur Arnold Schwarzenegger a déclaré que la centrale serait la première aux États-Unis à utiliser un procédé chimique afin de produire de l'hydrogène à partir de la coke, un résidu du raffinage du pétrole brut.

L'hydrogène serait ensuite brûlé et alimenterait la centrale. Le dioxyde de carbone généré dans le procédé d'extraction de l'hydrogène de la coke serait extrait et séquestré.

Au lieu d'être relâché ans l'atmosphère, environ 90 % du gaz serait piégé et injecté dans des réservoirs souterrains où ils serviraient à stimuler la production pétrolière aurait déclaré BP.

"Nous croyons qu'il y a moyen d'arriver avec des solutions technologiques afin de combattre l'émission de gaz à effet de serre de manière économique" déclare le PDG d'Edison MIssion Group lors d'une conférence de presse. "C'est ce que nous tentons de prouver".

BP planifie d'investir près de $8 milliards au cours des 10 prochaines années afin de développer des centrales thermiques avec peu ou pas de production de gaz à effet de serre, incluant des installations utilisant l'énergie solaire et éolienne déclare Steve Westwell, PDG de BP Alternative Energy.

"Il y a encore beaucoup à apprendre sur cette nouvelle technologie, et nous croyons que nous pourrons réduire les coûts lorsque nous aurons bâti 5-15 centrales de ce type" a t-il déclaré. "Avec le temps, le prix de l'électricité diminuera".

La centrale de Carson demandera des subventions du gouvernement afin d'être viable économiquement et une décision d'investissement finale devrait être faite en 2008. Le projet dépendrait significativement des subventions américaines sur les énergies alternatives déclarent les deux partenaires.

Ils seraient en train de discuter avec les officiels californiens et fédéraux et étudieraient les options ouvertes dans la vente d'électricité

Source:planetark.org/Reuters - 13 Fév. 2006
Source de l'image:newsfrombabylon.com

-= Note =-
Ceci démontre notre actuelle dépendance totale sur les combustibles fossiles. Nous ne manquons pas d'énergie; nous manquons d'énergie à bon marché. Et c'est le grand défi des énergies renouvelables.

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Analyse: Est-ce que la production mondiale de pétrole a passé son pic?

Le but de cet article est de présenter certaines idées reçues ou non afin de faire avancer le débat sur les questions énergétiques qui affectent notre monde. L'article ne se veut en aucun cas exhaustif, mais tente de lancer le sujet, qui sera couvert par de nombreux articles. Vos soumissions d'articles ou commentaires sont les bienvenus.


Les termes décrivant le pic pétrolier sont divers: oléocène, pic pétrolier, pic de Hubbert, Hubbert's peak, Peak oil, choc pétrolier, mais le sujet a été récemment couvert par de nombreux médias de masse (Lien), (Lien), (Lien), (Lien) et bien d'autres.

Voici un article qui a fait la première page de Slashdot (lien),


"Princeton University geology Professor Kenneth Deffeyes has been studying world petroleum production data and has come to the conclusion that the world hit peak oil last December 16, 2005. If he is correct, total world oil production will never surpass what was produced last December. From the article: 'Compared to 2004, world oil production was up 0.8 percent in 2005, nowhere near enough to compensate for a demand rise of roughly 3 percent. The high prices did not bring much additional oil out of the ground. Most oil-producing countries are in decline."


Mais qu'est-ce que le pic pétrolier au juste?


Selon oleocene.org (Lien),

Le pic pétrolier désigne le maximum historique de production pétrolière, aussi bien pour un gisement, une zone ou un pays, que pour le monde. Après ce maximum, les conditions d'exploitation font que, bien que les réserves soient abondantes, la production ne fera que décroître. Le terme désigne également la crise prévisible découlant de l'épuisement des ressources pétrolières mondiales. On entend fréquemment le terme anglophone peak-oil, mais il s'agit en fait d'une application particulière de la loi plus générale dite du Pic de Hubbert.

Les experts les plus optimistes (l'[OPEP (http://fr.wikipedia.org/wiki/Opep)], les gouvernements occidentaux, les compagnies pétrolières) évaluent publiquement qu'il surviendrait vers 2030. D'autres experts, dont l'ASPO, envisagent une date généralement comprise entre 2010 et 2015.

Les solutions essentiellement pressenties sont le recours accru aux économies d'énergie, au charbon, à l'énergie nucléaire et aux énergies renouvelables. Ces dernières sont d'un ordre de grandeur en-dessous du niveau qui permettrait de pallier la pénurie prochaine de pétrole et de gaz : sauf à ce que le monde devienne brutalement sobre en énergie, le retour au charbon et au nucéaire est inéluctable et avec lui, les questions des déchets nucléaires et du réchauffement climatique s'amplifient.

Certains experts estiment que le pic pétrolier engendrerait une baisse de la production agricole en raison des engrais, dont la production est liée à l'exploitation des énergies fossiles, et provoquerait des famines de grande échelle. Cependant, les engrais sont aujourd'hui fabriqués à partir de gaz naturel,dont le pic est prévu 15 à 30 ans après celui du pétrole.


La courbe de production peut être représentée par le schéma suivant (Source)
medium_hubbert.png

Selon certaines sources, la production mondiale de pétrole atteindrait un "Pic" ou un plateau autour de 2010.


medium_aspo_oil_and_gas.png









Le sujet est présenté étant controversé. D'un côté les géologues et géophysiciens affirment que les ressources pétrolières sont finies et prédisent à l'aide de modèles mathématiques le moment où la production de pétrole atteidra son maximum. De l'autre, les économistes, politiciens et actionnaires affirment que les réserves de pétrole sont encore surabondantes et que la science trouvera toujours un moyen de remplacer un carburant par un autre selon le principe de substitution. Qui a raison? Echo-actu tentera d'élucider la question avec une série d'articles traitant de ce sujet et de sujets connexes.

Autres ressources utilisées:
Wikipedia français (Lien)
Energybulletin.net (Lien)

17:25 Publié dans Énergie , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : actualité

Conférence (France): Quel avenir pour l'énergie?

Un de nos lecteurs, Brunu Salgues désire vous inviter à la conférence suivante: (Vous pouvez également visiter son site web)


Le pétrole va-t-il monter à $380 le baril d’ici 10 ans comme le prévoit la Caisse des Dépôts ? Y aura-t-il d’autres guerres du pétrole ? Reste-t-il du charbon ? Où ? Cela aura-t-il des conséquences sur l’industrie des TIC ?

Pour ces questions, et quelques autres, les associations Equiterre et le Cercle Conférences des étudiants de l’INT organisent le 6 mars 2006 une conférence sur l’énergie. Elle aura lieu dans l’amphi 10, de l’INT à 17.00

medium_conf.jpg


Invités :

- Yves Cochet, ancien ministre, auteur de “Pétrole Apocalypse”, Fayard, 2005

- Benoit Lebot, Programme des Nations-Unies pour le Développement, co-auteur d’un scénario de division par 2 de la consommation française d’ici 2050

- Claude Mandil, Agence Internationale de l’Energie

Si vous désirez assister à cette conférence, veuillez contacter Fabrice Flipo
Email : fabrice.flipo@int-evry.fr ou INT, 9 rue Charles Fourier, 91000 EVRY

00:38 Publié dans Énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

14 février 2006

Retour en arrière: Est-ce que l'OPEP a encore un rôle?

Alors que les ministres de l'OPEP se rencontraient à Vienne lundi afin de discuter des cibles de production et de prix pour le pétrole, les analystes et courtiers pétroliers étaient plutôt concentrés sur la Floride.

La tempête tropicale Rita avait le potentiel de se transformer en ouragan et d'affecter encore plus les installations de production et de raffinage du pétrole le long de la côte du Golfe.

"Alors qu'une autre tempête menace la moitié du golfe qui a évité Katrina, les courtiers en énergie avaient les nerfs au vif ce matin" a déclaré l'analyste pétrolier Peter Beutel à propos de l'augmentation significative du prix du pétrole de lundi.

Mais même si Rita évite les installations, les courtiers et économistes disent que l'anciennement tout-puissant carte n'avait plus d'impacté réel sur les marchés pétroliers.

"L'OPEP a perdu sa puissance au moment où elle a vendu son dernier baril de capacité excédentaire, et c'était probablement l'an dernier" a déclaré l'économiste énergétique A.F. Alhajji, un professeur à l'Université de l'Ohio.

"Ils ont à ce point cessé d'être un cartel efficace aux prix actuels" acquiescel Beutel. "La seule raison pour laquelle l'OPEP continue de tenir ces rencontres est qu'elles leur donnent une excuse pour quitter leurs pays, aller à Vienne et de magasiner".

Avec la grande majorité des membres de l'OPEP produisant déjà à pleine capacité, la capacité du cartel de faire augmenter les prix en gardant la production artificiellement basse est perdue déclarent les économistes. Les officiels de l'OPEP déclarent qu'il désirent des prix plus bas et non pas plus élevés, et c'est pourquoi il n'est pas question de couper la production. Même si l'OPEP ne désirait pas couper sa production, il est peu probable que ses membres laissent passer la chance de vendre la plus grande quantité de pétrole aux prix actuels.

Alors que la plupart des ministres de l'OPEP croient que les niveaux de production pourront être augmentés, il y a de plus en plus de doutes concernant la capacité du cartel de faire grimper la production.

"La grande question est si l'OPEP a de la capacité excédentaire qu'elle pourrait harnacher dans le long-terme" a déclaré Jason Schenker, un économiste viennois participant aux rencontres de l'OPEP. "Il semble qu'ils ne pourront pas augmenter leur quotas, et ceci ne rassurera pas les marchés à propos de leur capacité".

Bill Adams, chef stratégiste au niveau énergétique et capital pour LaSalle Futures déclare que les pays de l'OPEP sont limités par la quantité de pétrole excédentaire qu'ils pourraient produire. En effet, une augmentation de la production pourrait hypothéquer la qualité et la quantité de pétrole qu'ils pourraient extraire des champs pétrolifères à long terme s'ils en extraient trop et trop rapidement.

"La surproduction peut conduire à un affaissement de la production" a t-il déclaré. Ceci rend les promesses d'augmentations futures de la production un peu creuses.

"Je crois que s'ils avaient la capacité de répondre à la demande qui existe maintenant, ils l'auraient déjà fait" a t-il ajouté. "Cela ne prend pas un génie pour réaliser que la Chine va augmenter sa consommation de pétrole. Si les membres de l'OPEP n'en ont pas profité, vous pouvez assumer qu'ils ne le peuvent pas".

Alors que l'augmentation récente des prix pétroliers apparaît comme une bonne nouvelle pour l'OPEP, les économistes croient qu'ils posent un risque pour de nombreux pays de l'OPEP. Si les pays consommateurs entrent dans une récession déclenchée par le prix élevé du pétrole, ceci pourrait causer une baisse significative de la demande, et pourrait même conduire à la régulation gouvernementale de la consommation énergétique".

"À long terme, ça va être désastreux pour les membres de l'OPEP" déclare Alhajji. "La demande diminuerait, les économies s'effondreraient et tout le monde souffrirait comme dans les années '80".

Alors l'OPEP pourrait faire face à des problèmes contradictoires; ne pas être capable de répondre à la demande aujourd'hui et avoir des prix plus bas dans le futur, même si la production reste constante.

Les prix actuels sont assez élevés pour déclencher un mécanisme de régulation du prix de l'énergie, ainsi que des investissements significatifs dans les énergies alternatives. Ceci aurait le potentiel de faire mal aux pays de l'OPEP de manière plus significative que les prix actuels ne peuvent aider.

"Les prix sont déterminés par les marges. Nous n'avons pas beaucoup d'énergies alternatives afin de faire baisser les prix"

Alors que certains économistes et courtiers croient que $40 le baril est le nouveau prix plancher pour le pétrole, Gheit croit que les prix ont toujours le potentiel de baisses sous ce niveau, et que ceci causerait des problèmes dans certain pays pétroliers

"Ces gouvernements sont totalement répressifs et haïs par la population. Le seul moyen qu'ils ont est d'acheter la stabilité; donner de l'argent à ses amis et ennemis".


Source: money.cnn.com - 19 Sept. 2005

-= Note =-
Derrière la réalité économique se situe une réalité géologique, plus réelle celle-ci. En géologie, on apprend que la production d'un puits augmente jusqu'à ce que la moitié de la ressource ait été extraite. Lorsque ce point est atteint, la production commence à décliner de manière inexorable.
La réalité est que selon de nombreux géologues, la produciton mondiale de pétrole conventionnel aurait atteint un plateau en 2005, et maintenant toute augmentation de la production doit venir de sources non-conventionnelles (plateformes en eau profonde, production dans l'arctique, sables bitumineux, Shales huileux des États-Unis, etc, mais tout ceci coûte beaucoup plus cher que la production de pétrole conventionnel.

Le meilleur exemple du défi auquel nous faisons face est l'Indonésie.
Longtemps présentée comme un succès du capitalisme sauvage, son économie a crû de manière très significative, incluant le secteur pétrolier. Cependant, cette dernière a frappé son pic de production du pétrole et est en déclin depuis l'an 2000. Pire encore, l'Indonésie, faisant partie de l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole est maintenant une importatrice de pétrole!



L'ère du pétrole à bas prix est révolue.

Ceci n'a pas été déclaré par le personnel de Echo-Actu, mais plutôt par la compagnie Chevron. Ces derniers ont même mis au point un site web afin de sensibiliser les gens aux problèmes énergétiques. Nous invitons les visiteurs à y jeter un oeil (site en anglais)

http://www.willyoujoinus.com/

22:16 Publié dans Énergie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

La fin des voitures à essence

L'automobile conventionnelle bonne pour la casse?

Le PDG d'Hydro-Québec (Canada, Québec), Thierry Vandal, a profité hier de la présence à Montréal de gens d'affaires de l'Hexagone pour présenter les grandes orientations stratégiques de la société d'État pour les années à venir. Durant cette présentation celui-ci a indiqué une percée fort importante du fameux moteur-roue électrique construit et invemté par Hydro-Québec.

À l'essai en France

Le gestionnaire a indiqué qu'une quarantaine de véhicules fonctionnant grâce au moteur électrique mis au point par Hydro-Québec sillonneraient bientôt les routes françaises. C'est La Poste qui en fera l'essai pendant quelques mois. Si tout se déroule comme prévu, des milliers d'autres automobiles de ce type pourraient être fabriquées.

Hydro-Québec s'est associée à la multinationale Dassault pour cette première percée dans le marché européen. L'entreprise demeure à l'affût d'autres partenariats potentiels pour d'autres continents, a indiqué M. Vandal.

De quoi faire trembler les pétrolières

Le PDG a précisé qu'au tarif actuel en vigueur au Québec, il en coûterait environ 300$ par an pour faire rouler un véhicule électrique, comparativement à 2000$ pour une automobile traditionnelle de taille comparable.

Source: Canoe, SRC et AFP

13:14 Publié dans Actualité , Économie , Énergie , Environnement , Science | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : actualité

Les stratégies américaines de gestion des déchets nucléaires américains examinées

Les méthodes prévues pour le transport de carburant nucléaire épuisé des réacteurs nucléaires sont généralement sans danger, mais des questions demeurent sur la sécurité des barils de matériel nucléaire dans l'éventualité d'un feu soutenu; c'est ce qu'a révélé un comité d'experts de la National Academy of Sciences (NAS).

Le rapport de la NAS - rendu public à Washington DC jeudi dernier - aurait conclu qu'il n'y avait pas de "barrières techniques fondamentales" au transport sécuritaire, mais qu'il restait un bon nombre de "défis sérieux".

Assumant qu'aucun nouveau réacteur nucléaire n'était bâti, se débarrasser du combustible nucléaire des 112 centrales exigerait un programme d'envoi quotidien de chargements pour près de deux décennies, et que plus de planification était requise afin de gérer cette opération massive.

Le rapport aurait étudié la pertinence de la planification de tous les types de scénarios d'accidents, mais pas le potentiel d'actes délibérés telles des attaques terroristes. Afin d'évaluer cet aspect, le rapport suggère la formation d'un autre comité ayant accès à des informations classées secret-défense.

Trains ou Camions?

Il y aurait plusieurs scénarios majeurs à l'étude afin de transporter les 54 000 tonnes de matériel hautement radioactif des nombreuses centrales nucléaires américaines, ainsi que les 54 000 tonnes de matériel radioactif venant des usines d'armement atomique.

Un des scénarios serait le transport du matériel radioactif dans l'installation de Yucca Mountain au Nevada. Un autre serait le transport vers une installation de retransformation de l'uranium.

Le matériel radioactif prendrait environ 55 000 chargements de camion ou 9 600 chargements de train. Le comité d'experts préfère "de loin l'option du transport ferroviaire" aurait déclaré Neal Lane, son président, à cause du nombre moindre de chargements, ainsi que la probabilité réduite de problèmes tels que des embouteillages.

Les recherches sur la solidité des barils de transport - qui incluaient des chutes verticales de plusieurs kilomètres et des impacts similaires à ceux rencontrés lors de catastrophes ferroviaires - suggèrent que les barils survivraient à des accidents ou des désastres naturels, sauf dans le cas d'exposition à un feu très chaud pendant une longue période de temps aurait déclaré le rapport.

Problèmes structurels

De tels feux seraient survenus, par exemple, dans au moins deux cas où des trains transportant des chargements de pétrole auraient brûlé de manière incontrôlée pendant des jours entiers. Le seul moyen de contrôler ce risque serait d'empêcher la circulation de tels trains dans les mêmes régions que les trains de transport de matières dangereuses.


NewScientist.com - 10 Fév. 2006
Source de l'image: stockphoto.com

03:15 Publié dans Énergie , Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

12 février 2006

Analyse: Est-ce que les grandes pétrolières commencent à manquer de pétrole?

Cet article s'inscrit dans la plus grande perspective de l'étude des ressources pétrolières et gazières. Nous nous pencherons de manière plus détaillée sur le sujet au courant des prochaines semaines.

Le point intéressant avec cet article est qu'il vient d'un des lieux saints du capitalisme: The Economist.

-= Début de l'article =-

medium_oil.3.gifLes grosses pétrolières mondiales enregistrent des profits record à cause du prix élevé du pétrole. Elles devraient en profiter tant que cela dure, puisqu'elles luttent afin de trouver de nouvelles réserves afin de remplacer ce qu'elles pompent.

Les compagnies pétrolières sont au mieux légèrement aimées. Mais gare à celles qui affichent des profits record. Elles peuvent s'attendre à être démonisées par les médias, les politiciens et le public. Telle fut la réaction lundi le 30 janvier lorsque Exxon Mobil, la plus grande compagnie de pétrole et de gaz naturel au monde, a affiché en 2005 le plus gros profit de l'histoire des États-Unis - un gargantuesque $36 milliards. Quelques jours après, la Royal Dutch Shell déclarait un profit net de $23 milliards, un record pour la compagnie britannique. Une semaine avant, l'Américaine ConocoPhilips et Chevron avaient déclaré des augmentations de profits aussi. Et le 7 février, la Britannique BP avait rapporté des profits de 20 milliards pour l'année, malgré le fait que les analystes s'attendait à mieux. La compagnie se serait engagée à redonner jusqu'à $65 milliards aux investisseurs au cours des prochaines années si le prix du pétrole demeure élevé.

La bonne nouvelle pour les investisseurs d'Exxon aurait été accueillie avec courroux à Washington DC, avec des propositions démocrates et républicaines à taxer l'industrie perfide du pétrole, la réaction traditionnelle à ce type de nouvelle. L'annonce du profit record d'Exxon au troisième trimestre avait poussé le Congrès à forcer les représentants des grandes pétrolières à faire face à des accusations de mercantilisme. Shell aurait fait face à la même réaction en Grande-Bretagne. Les groupes de consommateurs auraient effectué des pressions et les dirigeants syndicaux auraient appelé à des taxes temporaires afin d'aider les retraités.

Le président George W. Bush a utilisé son discours sur l'état de l'union afin de réprimander les Américains de leur dépendance au pétrole. Mais il aurait également tenté de défendre Exxon. Il aurait dit que les énormes revenus n'étaient que la faute du marché: les profits élevés sont une conséquence directe du prix élevé du pétrole. La demande pétrolière en plein essor, particulièrement en Chine et en Inde, aurait fait grimper le prix du pétrole de $10-15 le baril en 1998 à près de $70 le baril maintenant. Avec une si grande proportion du pétrole mondial venant de producteurs gouvernementaux au Moyen-Orient, les grosses compagnies pétrolières américaines et européennes ont peu de contrôle sur les prix.

Même l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP), qui aurait décidé de laisser ses quotas de productions fixes, ne peut pas réellement faire varier les prix. Le cartel pétrolier pompe actuellement près de 30 millions de barils par jour, son plus haut niveau de production des 25 dernières années. Il ne pourrait pas produire beaucoup plus de pétrole, même s'il le voulait. Pendant ce temps, la consommation pétrolière aurait augmenté en 2005 et devrait continuer d'augmenter en 2006 selon l'Agence Internationale de l'énergie. Il semblerait que le prix élevé du pétrole est les profits époustouflants des pétrolières ne sont pas à veille de fondre.

Lorsque les puits s'assèchent

Les grandes pétrolières sont probablement moins préoccupées par l'opinion publique que par les défis opérationnels qui menacent leur futur. Les dirigeants sont peut-être en train de déboucher des bouteilles de champagne maintenant, mais les puits de pétrole qui génèrent tous les revenus sont en train de s'assécher. Derrière les chiffres sensationnels, il y a d'autres chiffres, plus sombres. Les profits de Shell auraient été atteints malgré un déclin dans sa production pétrolière par rapport à l'année précédente. Exxon aurait également vu un certain déclin (voir la figure ci-dessus). Shell n'aurait remplacé qu'environ 70-80 % du pétrole qu'il aurait pompé par de nouvelles réserves. En 2004, le taux de remplacement des réserves était encore plus bas - moins de 50 % - et Shell aurait souffert d'un scandale regardant ses réserves. BP aurait remplacé près de 95 % de ses réserves en 2005 selon une formule déterminée par la America's Securities and Exchange Commission. Exxon aurait remplacé 83 % de ses réserves selon la même formule.

Le remplacement des réserves est un des problèmes les plus pressants auxquels font face les grandes pétrolières mondiales. La production des énormes champs pétrolifères sur laquelle les grosses compagnies occidentales auraient compté depuis les années '70 - dans la Mer du Nord, dans le Golfe du Mexique et en Alaska - est en déclin. En conséquence, les compagnies doivent explorer de nouveaux horizons. La majorité du pétrole restant est situé autour du golfe persique, mais est sous le contrôle de producteurs gouvernementaux. Les grosses firmes occidentales sont exclues du processus d'exploration et de développement.

Les grandes pétrolières se seraient alors tournées vers l'Afrique de l'Ouest, la mer Caspienne et autres endroits reculés. Ceci s'est avéré beaucoup plus complexe que d'exploiter les réserves facilement accessibles. Shell a dû se battre contre des activistes des droits humains sur sa présence au Nigeria. Elle est accusée d'avoir une relation amicale avec un gouvernement accusé de répression politique. La production de pétrole nigérienne a été significativement affectée par le kidnap d'employés et les nombreuses attaques sur les pipelines. De plus, l'exploration et l'extraction du pétrole d'endroits reculés, comme le forage en eaux profondes au large du Brésil, requièrent beaucoup de technologie et d'investissements.

La Russie, qui possède près de 5 % des réserves pétrolières mondiales, a déjà été célébrée comme étant un endroit où les grandes pétrolières étaient bienvenues. Mais le démembrement de Yugos par le président Vladimir Poutine aurait refroidi les relations avec les compagnies pétrolières occidentales qui sont maintenant virtuellement bannies du pays. M. Poutine aurait dirigé la consolidation des compagnies de pétrole et de gaz naturel dans une seule méga compagnie: Gazprom.

Les grandes pétrolières souffrent également de la compétition pour l'acquisition de ressources dans d'autres régions. Des compagnies chinoises et indiennes acquièrent de nombreuses compagnies rivales plus petites dans un effort de subvenir à la demande grandissante de leurs pays. Ceci aurait conduit à un contrecoup politique dans certains pays occidentaux. L'an dernier, CNOOC, une compagnie pétrolière gouvernementale chinoise aurait perdu la bataille pour l'acquisition d'Unocal à Chevron à cause d'une opposition significative du Congrès américain.

Les compagnies pétrolières chinoises et indiennes, souvent supportées par leurs gouvernements respectifs, sont accusées de payer beaucoup trop cher pour les compagnies qu'elles achètent dans leur quête énergétique. Contrairement à Exxon et Shell, elles n'ont pas à répondre aux investisseurs. En janvier, la Chine et l'Inde se seraient mises d'accord afin de faire des offres conjointes sur certaines compagnies, afin d'éviter une surenchère. Leurs compagnies pétrolières nationales ne semblent pas avoir de problème à faire des affaires avec certains régimes controversés. L'Inde aurait fait des ententes avec Myanmar et l'Iran, par exemple.

Les pétrolières occidentales ont certains avantages sur leur compétition. Les avances technologiques qu'elles possèdent leur permettent d'atteindre le pétrole dans des endroits difficiles d'accès aux autres compagnies comme les sables bitumineux du Canada. Elles ont également le capital et la connaissance requises à l'extraction et le transport de gaz naturel liquéfié. Mais si les firmes occidentales perdent la bataille de remplacement des réserves, l'ère des méga-profits pourrait cesser même si le prix du pétrole continue d'augmenter.


Source: TheEconomist.com (Lien)

Source de l'image: TheEconomist.com

16:35 Publié dans Dossier , Économie , Énergie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Information et relations internationales

11 février 2006

Le Brésil se prépare à rejoindre l'élite nucléaire mondiale

Alors que la communauté internationale est occupée à scruter les plans atomiques de l'Iran, le plus grand pays d'Amérique latine se prépare à démarrer la première usine d'enrichissement de l'uranium de la région.

Ce geste ferait du Brésil le neuvième pays à produire de grandes quantités d'uranium enrichi qui peut être utilisé afin de générer de l'électricité, et, lorsque grandement enrichi, fabriquer des armes atomiques.

Les Brésiliens, qui ont longtemps eu l'espoir de devenir une superpuissance mondiale auraient réagi avec fierté à la nouvelle usine de Resende, environ 100 km de Rio de Janeiro.

Les autres pays enrichissant [officiellement] de l'uranium à une échelle industrielle sont les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Russie, la Chine et le Japon.

L'usine produirait initialement environ 60 % du carburant utilisé par les deux réacteurs nucléaires du pays. Un troisième réacteur est présentement en conception. Le gouvernement espère pouvoir augmenter éventuellement la production d'uranium afin de pouvoir répondre aux besoins de tous les réacteurs et en avoir assez pour pouvoir en exporter ont déclaré des officiels brésiliens.

"Nous désirons bâtir de nouvelles centrales et accroître notre programme d'enrichissement afin de devenir autonomes" a déclaré Odair Diass Goncalves, le président de la commission nationale de l'énergie atomique du Brésil. "Il y a beaucoup d'investissements dans ce domaine à l'échelle mondiale. Les pays retournent vers l'énergie nucléaire".

L'inauguration de l'usine à Resende avait été fixée au 20 janvier, mais aurait été retardée à cause de délais dans la construction a déclaré Dias Goncalves. L'usine pourrait commencer à enrichir de l'uranium dès le mois prochain auraient déclaré des officiels.

Contrairement à l'Iran, le Brésil est considéré comme un bon "citoyen mondial" qui ne vise pas obtenir des armes atomiques, malgré le fait que le pays ait développé un programme secret afin d'obtenir des armes atomiques dans les années '90.

Certains observateurs américains ont peur de voir le programme brésilien encourager d'autres pays à enrichir de l'uranium, augmentant le danger de prolifération des armes atomiques.

L'Agence Internationale de l'Énergie Atomique (AIEA) aurait référé l'Iran au Conseil de Sécurité des Nations-Unies pour ne pas avoir divulgué tous les aspects de son programme nucléaire aux inspecteurs de l'agence. L'Iran aurait réagi en restreignant les inspections de l'AIEA, une réaction qui aurait ravivé les questions sur la nature du programme atomique iranien.

Les besoins en uranium du Brésil; plus de 120 tonnes d'uranium enrichi par année ne justifient pas le démarrage d'usines comme Resende, particulièrement lorsque les réserves mondiales sont élevées aurait déclaré Lawrence Scheinman, un ancien officiel expert en contrôle des armes.

"Il n'y a pas réellement de justification pour de nouvelles usines d'enrichissement à moins qu'un pays n'ait un nombre de réacteurs très substantiel à alimenter et ne désire pas dépendre de fournisseurs étrangers" a t-il déclaré. "Ni le Brésil ni l'Iran ne sont dans cette position".

Malgré les critiques, le programme brésilien n'a pas attiré le tollé qui caractérisé le programme iranien. Les désaccords entre l'AIEA et les officiels brésiliens en 2004 sur l'accès à l'usine de Resende auraient été résolus en quelques mois.

Comme l'Iran, le Brésil a signé le Traité de Non-Prolifération Nucléaire, une entente prévenant la dispersion d'armes atomiques. Toutes les installations brésiliennes, 20 en tout, sont inspectées régulièrement par l'AIEA.

Les officiels brésiliens ont travaillé de concert avec l'AIEA lors de la conception et la construction de Resende a déclaré Dias Goncalves. Les inspecteurs de l'AIEA auraient visité l'installation 32 fois.

Les officiels iraniens par contre auraient dissimulé leur programme d'enrichissement de l'uranium pendant près de 18 ans et auraient obtenu la majeure partie de leur technologie par un groupe de contrebandiers pakistanais. Les dirigeants iraniens auraient également demandé la destruction d'Israël et auraient supporté des groupes terroristes.

"Il n'y a aucune raison de douter que l'intention de notre programme nucléaire puisqu'il est complètement ouvert" a déclaré Dias Goncalves. "Nous allons garder la trace de chaque gramme d'uranium utilisé".

La construction de Resendé aurait rencontré quelques problèmes en 2004 lorsque le Brésil aurait refusé de laisser les inspecteurs de l'AIEA voir les centrifuges utilisées dans le procédé d'enrichissement, déclarant qu'ils devaient protéger les innovations brésiliennes, vulnérables à l'espionnage industriel.

Après des mois de négociations, les deux côtés se seraient mis d'accord sur un programme d'inspection confidentiel, qui est toujours en place d'ailleurs a déclaré un officiel de l'AIEA.

L'entente permet aux inspecteurs de l'AIEA d'examiner le matériel entrant et sortant des centrifuges, mais pas l'équipement lui-même, couvert de panneaux opaques a déclaré Edson Kuramoto, le président de l'Association brésilienne de l'énergie nucléaire.

"Sans uranium enrichi, vous n'avez pas de technologie nucléaire" a déclaré Cerquiera Leite. "Ce n'est pas simplement une question de prestige national. Si vous ne le faites pas vous-même, vous allez toujours traîner dans la course nucléaire".

De nombreux brésiliens voient l'ouverture de Resende comme la première étape dans un processus permettant au Brésil de devenir un leader dans le domaine de la recherche nucléaire a déclaré Cerquiera Leite. Le Brésil posséderait le sixième plus gros gisement d'uranium du monde.


Source: Knight Ridder - 10 Fév. 2006 (lien)
Source de l'image: latinamericanstudies.org

16:06 Publié dans Énergie , Militaire ,